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21 Avril 2025•Mise à jour: 21 Avril 2025
AA / Tunis / Fatma Ben Amor
Une délégation de 27 parlementaires et d'élus de gauche français a dénoncé dimanche "une punition collective" après l'annulation de leurs visas à deux jours d'un déplacement en Israël. La délégation devait se rendre en Israël et dans les territoires palestiniens du 20 au 24 avril.
"À deux jours de notre départ, les autorités israéliennes ont annulé nos visas d'entrée alors qu'ils avaient été approuvés il y a un mois", écrivent 17 de ces 27 élus dans un communiqué relayé par les médias français.
"Nous voulons comprendre ce qui a poussé à cette subite décision qui fait penser à une punition collective. (...) Cette révocation de nos autorisations d'entrer en Israël à 48h de notre départ est une rupture majeure des liens diplomatiques à l'égard de l'État français et de nos mandats d'élu.es de la République qui nécessite une prise de position sans équivoque des plus hautes autorités de notre État", ajoutent-ils, appelant le président Emmanuel Macron à les recevoir et à mettre "tout en œuvre auprès des autorités israéliennes" pour les autoriser "à un nouveau déplacement dans les meilleurs délais".
"Empêcher délibérément des élu.es et parlementaires ne peut rester sans conséquences", insistent-ils.
Et de noter : "Depuis des décennies, nous appelons de nos vœux et revendiquons que la France reconnaisse l’État palestinien. La France s’apprête à passer enfin le pas de cette reconnaissance. C’est un acte courageux, qui rendrait hommage à son histoire et notre vision de la démocratie, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité".
La délégation, qui comprend notamment les députés François Ruffin, Alexis Corbière et Julie Ozenne (groupe écologiste), Soumya Bourouaha (groupe GDR, communiste) et la sénatrice Marianne Margaté (groupe communiste), tiendra une conférence de presse mardi à Paris.