Feiza Ben Mohamed
28 Mars 2023•Mise à jour: 28 Mars 2023
AA / Nice / Feïza Ben Mohamed
Un enseignant niçois et militant syndical a été placé en garde à vue pendant 7 heures, après avoir déployé le « paillassou », une marionnette d’Emmanuel Macron, dans le cadre d’une action coup de poing à la gare de Nice, a annoncé mardi l’intersyndicale des Alpes-Maritimes dans un communiqué de presse.
Accusé d’« outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique et provocation publique à la commission de crimes ou délits sans intention », il a également fait l’objet d’une perquisition.
« Nous dénonçons avec force cette dérive judiciaire face à un acte d’une grande banalité », écrit l’intersyndicale dans son communiqué de presse, précisant que le militant a été mis en cause pour une actions intervenue mercredi 22 mars à la gare de Nice et au cours de laquelle, la marionnette d’Emmanuel Macron a été descendue sur les rails.
Les syndicats demandent « l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires à son égard » et estiment que « s’attaquer à ce symbole, c’est entraver la liberté d’expression ici et ailleurs ».
« Ces méthodes d’intimidation ont été appliquées dans plusieurs villes de France : elles sont intolérables et inacceptables. Elles n’ont pas leur place dans notre pays », déclare enfin l’intersyndicale azuréenne, qui considère que « l’objectif du pouvoir est simple : discréditer les acteurs du mouvement social, étouffer la contestation en intimidant les citoyen·nes, les syndicats et les militant·es ».
En solidarité avec l’enseignant, le « paillassou » a été à nouveau déployé tout au long de la manifestation de ce mardi, et projeté en l’air par des manifestants, comme l’a constaté la correspondante d’Anadolu sur place.