Ayşe Hümeyra Atılgan
15 Décembre 2016•Mise à jour: 16 Décembre 2016
AA/Ankara / Murat Karadag, Hakan Ceyhan Aydogan, et Ali Abo Rezeg
Un convoi de civils a une nouvelle fois quitté Alep-Est, en direction d’Idleb, après que sa première tentative s’est soldée par de violentes attaques de la part de milices chiites, d’après des sources locales.
Le convoi humanitaire composé de 20 autobus transporte au moins 200 personnes blessées, dont 50 sont dans un état critique, d’après un reporter de l’Agence Anadolu (AA) présent lors de l’attaque des miliciens chiites soutenus par l’Iran.
Le convoi se dirige vers la province d’Idleb, sous le contrôle des forces de l’opposition, mais doit tout d’abord passer par les barrages sécuritaires érigés par les forces du régime et leurs alliés à Alep.
La première tentative du convoi pour quitter Alep, plus tôt durant la matinée de jeudi, a été bloquée par les attaques de milices chiites qui ont fait quatre morts et quatre blessés parmi les civils du convoi.
Les civils se trouvaient dans des bus qui devaient se rendre vers le district de Ramuse lorsque les miliciens les ont attaqués.
Le chef d’état-major russe, Général Valery Gerasimov, a déclaré que l’évacuation d’environ 5000 personnes, y compris de combattants de l’opposition, hors d’Alep-Est a débuté.
Le général russe a indiqué qu’un corridor humanitaire long de 21 km a été créé pour l’évacuation.
Le centre de coordination militaire russe en Syrie a, pour sa part, annoncé qu’il surveillait le convoi avec des drones.
Il a également indiqué que 10 ambulances, outre la vingtaine de bus, étaient présentes pour assurer un passage sécurisé aux civils.
Le Comité international de la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge syrien auraient également escorté le convoi hors d’Alep-Est.