Muhammed Yasin Güngör
08 Mars 2026•Mise à jour: 09 Mars 2026
AA / Istanbul
Le président américain Donald Trump a déclaré ce dimanche que le prochain guide suprême d’Iran ne pourrait pas rester au pouvoir sans l’approbation de Washington.
Dans une interview accordée à la chaîne ABC News, Trump a affirmé que tout nouveau dirigeant iranien devrait obtenir l’aval des États-Unis, faute de quoi il « ne resterait pas longtemps » au pouvoir.
Il a présenté ces propos dans une logique stratégique, affirmant ne pas vouloir que les États-Unis soient contraints de s’engager à nouveau dans un conflit avec l’Iran à l’avenir.
« Je ne veux pas que, dans cinq ans, les gens soient obligés de revenir et de faire la même chose, ou pire, de les laisser obtenir une arme nucléaire », a déclaré Trump.
Les responsables iraniens ont rejeté ces déclarations. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé plus tôt dimanche que le choix du prochain dirigeant du pays relevait « uniquement du peuple iranien », rejetant toute ingérence étrangère.
Un haut dignitaire religieux, Ahmad Alamolhoda, a indiqué que l’Assemblée des experts avait déjà voté pour un successeur à l’ayatollah Ali Khamenei, sans toutefois révéler son identité.
Donald Trump avait auparavant déclaré au média Axios qu’il s’attendait à être personnellement impliqué dans le processus de sélection, qualifiant le favori présumé Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême tué, de « poids léger ».
Les tensions régionales se sont intensifiées la semaine dernière lorsque les États-Unis et Israël ont lancé une attaque conjointe contre l’Iran, entrée dimanche dans son neuvième jour, qui aurait fait plus de 1.200 morts.
Téhéran a riposté par des attaques de drones et de missiles visant Israël et des pays du Golfe accueillant des installations militaires américaines.
* Traduit de l'anglais par Serap Dogansoy