Nadia Akari
18 Février 2016•Mise à jour: 18 Février 2016
AA/Séoul / Alex Jensen
Les «installations publiques et les infrastructures clés» de la Corée du Sud sont menacées d’une attaque terroriste nord-coréenne, d’après des informations des renseignements révélées à des députés lors d’une réunion gouvernementale d’urgence, jeudi, à Séoul.
Les relations entre ces voisins de la péninsule coréenne ont été complètement rompues, ce mois-ci, après que Pyongyang a défié les résolutions des Nations Unies en lançant un missile.
Tandis que Séoul a renforcé sa position militaire commune avec les Etats-Unis, son Service du renseignement national (NIS) a soulevé la possibilité qu’une attaque nord-coréenne puisse être ourdie en secret.
«Le Nord peut porter préjudice à des activistes hostiles à la Corée du Nord, à des déserteurs et à des responsables gouvernementaux de Séoul» a averti un député du parti au pouvoir, Lee Chul-woo, cité par l’agence de presse locale Yonhap après avoir été informé par le NIS.
« [Ils] pourraient viser des installations publiques et des infrastructures clés, y compris des métros, des centres commerciaux et des centrales électriques» a-t-il ajouté.
Lee a affirmé que le Bureau général de reconnaissance nord-coréen [unité secrète de l'armée populaire de Corée, spécialisée dans la cyberguerre] a accéléré ses préparatifs pour une attaque terroriste contre Séoul, selon les ordres du dirigeant suprême Kim Jong-un.
Malgré l'interdiction onusienne, la Corée du Nord a mené, le 7 février dernier, un lancement de missile qui lui a permis de placer un engin dans l’Espace, vraisemblablement un satellite.
Plusieurs milieux internationaux, considèrent cependant que la Corée du Nord se sert du lancement du satellite, comme couverture pour un test de missile balistique.
La Corée du Nord a, par ailleurs, procédé à trois essais nucléaires souterrains, en 2006, 2009 et en 2013. Le dernier test a provoqué une escalade de la tension dans la région, et de vives réactions de la communauté internationale.
Les deux Corée demeurent techniquement en état de guerre puisqu’elles n’ont jamais signé de traité de paix, après le cessez-le-feu qui a interrompu la Guerre de Corée, en 1953, après trois années de conflit.