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14 Septembre 2022•Mise à jour: 14 Septembre 2022
AA /Leila Nezirevic
La Première ministre Magdalena Andersson a reconnu, mercredi, sa défaite lors d'élections législatives très serrées en Suède, ouvrant la voie à une coalition d'opposition composée de quatre partis de droite (Modérés, Démocrates de Suède, chrétiens-démocrates et Libéraux) pour former un nouveau gouvernement, après huit ans de gouvernement de la gauche social-démocrate.
Andersson a déclaré que la coalition de droite, qui comprend un parti d'extrême droite anti-immigration, les Démocrates de Suède, a obtenu une courte majorité au Riksdag, le parlement suédois.
"Demain, je présenterai ma démission en tant que Première ministre", a ajouté Andersson lors d'une conférence de presse.
Elle dirigera toutefois un gouvernement de transition jusqu'à la prise de fonction du prochain gouvernement.
Magdalena Andersson a également annoncé qu'elle restera à la tête des sociaux-démocrates, soulignant que son parti est prêt à coopérer avec toute personne "qui veut faire partie de la solution aux problèmes auxquels la Suède est confrontée."
Grand vainqueur des élections avec 20,6% des voix et un nouveau rang de deuxième parti du pays, le parti d’extrême droite des Démocrates de Suède remporte 73 sièges sur les 176 engrangés par la coalition de droite, qui devance de très peu la gauche (30.5% des voix et 173 sièges), selon un comptage portant sur plus de 99% des bureaux de vote, dont le résultat a été rendu public par l’autorité électorale.
Les Modérés décrochent quant à eux 68 sièges, tandis que les chrétiens-démocrates en ont obtenu 19 et les Libéraux 16.
Bien que le parti des Démocrates de Suède soit le plus important de la coalition de droite en nombre de sièges, son leader Jimmie Åkesson n’est pas en mesure d’obtenir le soutien des trois autres partenaires pour devenir Premier ministre.
Pressenti pour diriger le pays, Ulf Kristersson, Premier secrétaire du parti des Modérés (droite traditionnelle), a déclaré que la coalition de droite avait "reçu le mandat de changement que nous avions demandé."
Celui qui, fin 2019, avait pour la première fois envisagé une collaboration entre la droite et l’extrême droite, a déclaré sur les médias sociaux :"Je commence maintenant le travail pour former un nouveau gouvernement d'action".
"Je veux rassembler, et non diviser", a-t-il ajouté, en remerciant les électeurs pour leur soutien.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj