AA - Madrid - Tuncay Çakmak
La Turquie, principal pays sur le front de la lutte contre l’arrivée de combattants étrangers en Syrie, a appelé, mardi, la Communauté internationale à une plus grande coopération et à un meilleur partage des informations.
Le Comité de lutte contre le terrorisme des Nations Unies a tenu, mardi, une réunion à Madrid, concernant les combattants étrangers voulant rejoindre l'organisation terroriste Daech.
La Turquie a été représentée par son ministre de l’Intérieur, Sebahattin Ozturk.
«Le nombre de personnes cherchant à passer par la Turquie pour rejoindre la Syrie, et dont nous avons empêché le passage, se chiffre en plusieurs milliers. Nous avons interdit l’accès à plus de 16 000 personnes, et 1 500 étrangers voulant rejoindre Daech ont été interpellés et expulsés vers leurs pays», a indiqué Ozturk.
Le ministre turc de l'Intérieur a rappelé que la Turquie partage plus de 900 km de frontières avec la Syrie, et qu’en conséquence, «c’est un devoir difficile qu’elle s’efforce de faire au mieux».
La Turquie a appelé les pays sources, d’où sont originaires les combattants étrangers, à une plus profonde et large coopération, notamment dans l’échange des informations pour pouvoir bloquer le passage des combattants étrangers.
«Si on nous informe de la venue en avion d’individus suspectés de vouloir rejoindre la Syrie ou l’Irak, nous pouvons agir rapidement, a-t-il expliqué. Mais s'ils entrent dans notre territoire par d’autres moyens, notre intervention devient plus compliquée.»
«Malgré un manque de partage de renseignements de nos partenaires, nous réalisons une action efficace, qui donne ses fruits, puisque le nombre d’étrangers parvenant aux groupes terroristes est en net recul», a-t-il révélé.
Le ministre a également informé les 60 autres pays participants à la réunion des mesures et opérations menées, ces derniers jours, par la Turquie contre Daech et le PKK.