Ahmet Furkan Mercan
09 Septembre 2022•Mise à jour: 09 Septembre 2022
AA / Tokyo / Ahmet Furkan Mercan
La Direction de la communication de la présidence de la Türkiye a organisé, jeudi, un panel de discussion à Tokyo portant sur la nécessité d'une réforme du Conseil de sécurité de l'ONU.
Le panel était modéré par Bugra Kanat, le directeur de l’antenne de Washington de la SETA (Fondation de recherche politique, économique et sociale) basée à Ankara, et a vu la participation de plusieurs panélistes, dont Takahiro Shinyo, ancien ambassadeur du Japon à l'ONU et en Allemagne, les professeurs Toshiya Hoshino de l'École d'Osaka de politique publique internationale, et de l'universitaire turque Gonca Oguz Gok.
La séance a débuté par un message vidéo du Directeur des communications de la présidence de la Türkiye, Fahrettin Altun.
Soulignant le besoin urgent d'une réforme structurelle du Conseil de sécurité de l'ONU, Altun a déclaré que l'ONU, créée pour préserver la paix et la sécurité, ne répond plus aux attentes de la communauté internationale.
"Une nouvelle ONU devrait être conçue pour protéger plus efficacement la paix et la sécurité internationales", a déclaré Altun, ajoutant : "Une ONU multiculturelle est la condition sine qua non pour garantir une paix mondiale juste et plus durable."
Altun a par ailleurs ajouté que des mesures plus concrètes devraient être prises sur le thème de cette réforme, qui fait l'objet de discussions depuis 30 ans.
De son côté, Takahiro Shinyo a déclaré : "Le CSNU (Conseil de sécurité des Nations unies) connaît une crise de crédibilité ; l'objectif de la réforme du CSNU serait de changer la structure du Conseil", indique un communiqué de presse publié par la Direction des communications de la présidence de la Türkiye.
"Nous ne devrions pas augmenter le nombre de membres permanents, 5 membres permanents sont suffisants au sein du Conseil", a-t-il déclaré.
Faisant référence à l'idée de donner aux "membres non permanents du CSNU un statut similaire à celui des membres semi-permanents en prolongeant leur mandat", il a déclaré qu'à long terme, les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU pourraient également changer.
Toshiya Hoshino, pour sa part, a déclaré que la nécessité de la réforme du CSNU est "incontestée" mais que "la question a perdu de son élan."
L’universitaire turque Gonca Oguz Gok a, quant à elle, déclaré que les réformes procédurales ne permettraient pas de résoudre cette crise et que le processus de réforme de l'ONU pourrait prendre de l'ampleur grâce à des initiatives multilatérales menées par les pays émergents de puissance intermédiaire.
La direction de la Communication de la présidence turque a organisé une série de panels en Italie, en Argentine, au Royaume-Uni, en Norvège, en France, en Suède, en Allemagne, en Afrique du Sud et en Corée du Sud, soulignant la nécessité d'une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj