Abdullah Aşıran,Ayşe Betül Gedikoğlu
17 Octobre 2019•Mise à jour: 17 Octobre 2019
AA - La Haye (Pays-Bas)
Le premier-ministre néerlandais, Mark Rutte, a estimé que la l'OTAN ne peut pas se passer de la Turquie.
Rutte a répondu, mercredi soir, aux questions des députés lors d'une session organisée à l'Assemblée Nationale néerlandaise (Chambre des représentants) à propos de l'opération de l'Armée turque à l'Est de l'Euphrate, en Syrie.
L'opération militaire turque, baptisée "Source de Paix" et menée conjointement avec l'Armée Nationale Syrienne (ANS), a été lancée le 9 octobre contre les organisations terroristes YPG/PKK et Daech. Elle a pour objectif d'éliminer le corridor de terrorisme établi près des frontières sud de la Turquie et de rétablir la paix et le calme dans la région.
A cet effet, Rutte a exprimé son désaccord concernant les propos selon lesquels l'OTAN serait mieux sans la Turquie.
"Ceci affaiblira le flanc Est de l'OTAN. La Turquie en est l'un des membres les plus puissants. Je ne pense pas qu'elle pourra faire sans la Turquie d'un point de vue géopolitique et stratégique", a-t-il indiqué.
Pour Rutte, la présence de la Turquie au sein de l'OTAN permet d'entrer en dialogue avec ce pays.
Par ailleurs, le premier-ministre néerlandais a affirmé que le retour des membres de Daech aux Pays-Bas est impossible.
Il a cependant noté la nécessité d'élever les mesures de sécurité préventive pour diminuer au maximum le risque de potentielles attaques.
"Ce que vous devez faire est de vous entretenir de manière intensive avec les responsables de la sécurité. S'ils entrent dans le pays malgré tous, nous sommes prêts. Nous avons suffisamment de centre de détention et de lieux pour accueillir les enfants", a-t-il conclu.