Serap Dogansoy
16 Juillet 2026•Mise à jour: 16 Juillet 2026
Le régulateur britannique des médias et télécommunications, l’Ofcom, a annoncé ce jeudi l’ouverture d’une enquête visant TikTok afin de déterminer si la plateforme respecte ses obligations légales de protection des enfants contre les contenus nuisibles.
Les investigations porteront notamment sur l’efficacité du dispositif permettant à TikTok d’établir si un utilisateur est mineur. La plateforme recourt à une méthode dite « par inférence », fondée sur les métadonnées et le comportement en ligne.
L’Ofcom a demandé aux réseaux sociaux utilisant ce type de technologie d’adopter rapidement des méthodes plus fiables ou de démontrer, au moyen de preuves jugées convaincantes, l’efficacité de leur système actuel.
Le régulateur a précisé que l’ouverture de l’enquête ne préjugent pas de ses conclusions. En cas de manquement, il peut toutefois infliger une sanction allant jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise.
TikTok assure respecter la législation
TikTok, propriété du groupe chinois ByteDance, s’est dit « convaincu » de respecter ses obligations et a assuré veiller à proposer des expériences adaptées à chaque tranche d’âge. La plateforme a indiqué qu’elle coopérerait avec l’Ofcom.
Le réseau social a déjà été sanctionné au Royaume-Uni. L’Ofcom lui avait infligé une amende de près de deux millions de livres pour avoir transmis tardivement des informations sur son dispositif de contrôle parental. En 2023, l’autorité britannique de protection des données, l’ICO, lui avait également imposé une amende de 12,7 millions de livres pour l’utilisation illégale de données personnelles d’enfants.
Une législation britannique renforcée
Le Royaume-Uni a durci en 2025 sa législation afin de mieux protéger les mineurs contre les contenus liés notamment au suicide, à l’automutilation, aux troubles alimentaires et à la pornographie.
Londres prévoit par ailleurs d’interdire, à partir du début de 2027, l’accès aux principales plateformes sociales, dont TikTok, Snapchat, YouTube, Instagram et Facebook, aux moins de 16 ans. Un couvre-feu numérique nocturne doit également s’appliquer aux adolescents de 16 et 17 ans.