Saida Charafeddine
22 Janvier 2016•Mise à jour: 22 Janvier 2016
AA/Rome/Mahmoud Kilani
Le président du Conseil des ministres d’Italie, Matteo Renzi, a critiqué la position de la Commission européenne qui penche en faveur d’une suspension des accords de Schengen pour des raisons sécuritaire, considérant que cela «n’arrêtera pas les terroristes».
« Il y a des doutes actuellement sur l’utilité des accords de Schengen, c’est vraiment triste pour nous » a dit Renzi dans une déclaration retransmise, vendredi, par la télévision publique italienne.
Il a ajouté que «la liberté de circuler était un grand rêve européen» et que «la prudence dans la lutte contre le terrorisme relève du bon sens, sauf que le fait de se contenter de suspendre les accords de Schengen n’arrêtera pas les terroristes».
Il est prévu que le Sommet européen qui se tiendra en février prochain à Bruxelles approuve la suspension des accords de Schengen et la ré-instauration du contrôle aux frontières des pays signataires à cause de la situation sécuritaire actuelle, relative au flux des réfugiés.
La convention de Schengen organise l'ouverture des frontières entre les 26 pays européens signataires et le territoire ainsi délimité est communément appelé «espace Schengen», du nom du village luxembourgeois de Schengen, où a été signé l'accord le14 juin 1985.