Ekip
04 Janvier 2022•Mise à jour: 04 Janvier 2022
AA / Mogadiscio, Somalie / Mohammed Dhaysane
Le Premier ministre somalien Mohamed Hussein Roble a annoncé, mardi, que son gouvernement s'engageait à mener à bien "dès que possible" les élections législatives dans le pays.
"Nous nous engageons à mener à bien les élections avec vérification et certification des résultats en consultation avec toutes les parties prenantes telles que l'union des candidats à la présidence, la société civile, les associations de femmes et autres parties prenantes", a déclaré Roble mardi.
Cette annonce est intervenue lors de la rencontre de Roble et des membres du Conseil consultatif national (CCN) du pays avec des représentants de la communauté internationale dans la capitale Mogadiscio, afin d'accélérer la tenue d'élections longtemps retardées dans le pays.
Le premier ministre et les dirigeants régionaux des États du Puntland, du Galmudug, de l'Hirshabelle, de la région du Jubaland, ainsi que du Sud-Ouest, de même que le maire de la capitale Mogadiscio, organisent une conférence sur le "redressement" du processus électoral, qui est entrée dans sa deuxième journée.
Mohamed Ibrahim Moalimuu, porte-parole du gouvernement somalien, a déclaré que le CCN a tenu, mardi, une réunion avec les représentants des partenaires internationaux afin de prendre connaissance de leurs préoccupations et de leurs recommandations concernant la situation du pays et les lacunes des élections. Les partenaires internationaux ont montré leur soutien à la réunion du CCN, en appelant à une paix immédiate et à des élections crédibles, a-t-il ajouté.
- L'impasse électorale
Le pays se trouve au cœur d'une nouvelle lutte politique et de pouvoir après que la commission électorale somalienne a évincé son président et que le président du pays a publié un décret suspendant les pouvoirs de son premier ministre en raison d'allégations de corruption et d'utilisation abusive de terres publiques.
Au cours des dernières 48 heures, les habitants de la capitale Mogadiscio ont pu constater une certaine normalité sur le plan politique, bien que les dirigeants aient fait l'objet de pressions internationales pour que cessent les discours creux et que soient résolus les problèmes actuels, sans qu'aucune avancée n'ait encore été réalisée.
Certains analystes ont déclaré que pour résoudre l'impasse électorale, la meilleure façon est de revenir au système électoral de 2016 sans modifications.
"Ce que le CCN peut faire maintenant est de revenir au système plus simple convenu en 2016 sans aucune modification", a déclaré Rashid Abdi, analyste politique de la Corne de l'Afrique, joint au téléphone par l'Agence Anadolu mardi.
Selon lui, le pays a besoin d'un nouveau président pour la commission électorale fédérale.
"Roble doit avoir les pleins pouvoirs. Farmaajo (l'actuel président Mohamed Abdullahi Mohamed), doit renoncer à ses prérogatives et être considéré comme le reste des candidats à la présidence", a ajouté Abdi.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj