Porochenko salue les efforts d'Erdogan pour la libération de deux dirigeants Tatars de Crimée
Il s'agit d'Akhmet Tchiïgoz et d'Ilmi Oumerov, deux représentants du Majlis, l'Assemblée des Tatars de Crimée, condamnés par la justice russe pour "apologie du séparatisme".Hatem Kattou
26 Octobre 2017•Mise à jour: 26 Octobre 2017
KievAA/Ankara
Le président ukrainien, Petro Porochenko, a remercié, mercredi, son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, pour les efforts déployés pour libérer deux hauts dirigeants des Tatars de Crimée qui s'opposent à l'annexion par Moscou de la péninsule ukrainienne.
Mercredi, la Russie a libéré Akhmet Tchiïgoz et Ilmi Oumerov, deux représentants du Majlis, l'Assemblée des Tatars de Crimée après que la justice russe les avait condamné à des peines de prison.
"Merci au président turc Recep Tayyip Erdogan pour ses efforts dans la libération de nos héros", a écrit Porochenko sur son compte Twitter.
Et le président ukrainien de poursuivre : "Nous sommes heureux d'apprendre la libération d'Akhmet Tchiïgoz et d'Ilmi Oumerov".
Porochenko a, par ailleurs, souligné que Kiev œuvrera à libérer tous les citoyens ukrainiens.
Oumerov et Tchiïgoz ont été respectivement condamnés à 2 et 8 ans de prison, les 27 et 11 septembre, après avoir été reconnus coupables "d'apologie du séparatisme" par un tribunal russe de Crimée.
Citant l'ancien parlementaire ukrainien et président du Majlis des Tatars de Crimée, Mustafa Kerimoglu, l'agence de presse de Crimée a rapporté qu'Oumerov et Tchiïgoz ont été envoyés à Ankara, la capitale turque.
La même source a ajouté que la libération d'Oumerov et Tchiïgoz s'est concrétisée grâce aux accords conclus lors de la visite du président turc en Ukraine le 9 octobre.
Le 18 mars 2014, la Russie a pris le contrôle de la Crimée à la suite d'un référendum d'autodétermination unilatéral rejeté par Kiev et la Communauté internationale.
L'Assemblée générale des Nations Unies considère, de son côté, que l'annexion de la Crimée par les Russes était illégale.
Les États-Unis, l'Union européenne et la Turquie refusent de reconnaitre la Crimée comme territoire russe.
Des sanctions américaines et européennes ont été imposées à Moscou.
Depuis l'annexion de Crimée, la minorité tatare de la région se plaint de répression et d'arrestations arbitraires.
Le 5 octobre courant, le Parlement européen a appelé la Russie à mettre fin à l'injustice faite aux Tatars de Crimée, annexée unilatéralement.