Halil İbrahim Başer,Ayvaz Çolakoğlu
21 Juin 2017•Mise à jour: 22 Juin 2017
AA/ Istanbul/ Ayvaz Colakoglu
En réaction à l'augmentation des condamnations à la peine de mort en Egypte, le mouvement de défense des droits de l'Homme et de la Justice (IHAK), a demandé l'annulation de la condamnation de 7 jeunes à la peine capitale .
L'IHAK a rappelé, dans un communiqué, l'arrestation de 24 jeunes le 28 janvier 2014 dans la ville de Mansourah en Egypte.
Il affirme dans le même communique que les jeunes en question ont subi des tortures durant leur garde à vue.
"Des images d'aveux obtenus sous la torture ont été diffusées à la télévision et dans les médias égyptiens, sur lesquelles il est aisé de constater les marques laissées par les actes de tortures sur les jeunes", ajoute la même source.
Electrochoc, agressions sexuelles ou encore menaces de viol portées à l'encontre des membres de leurs familles font partie de la liste de supplices pratiquées sur les jeunes selon les témoignages rapportés par les parents, indique le document.
Et l'IHAK de poursuivre :
"Lorsque les jeunes ont comparu devant les procureurs du Caire, ils sont immédiatement revenus sur leurs aveux, affirmant avoir été exposés à des actes de torture. Par la suite, ils ont été reconduits dans les locaux des services de renseignement et ont été soumis à des actes de torture encore plus impitoyables avant d'être de nouveau conduits devant les procureurs qui, cette fois ci, ont pu enregistrer des aveux en bonne et due forme".
"Un tribunal de première instance de Mansourah à condamné 6 jeunes pour les faits de "création d'une organisation terroriste et meurtre", décision qui fut validée en appel le 7 juin. A la même période, un tribunal d'Alexandrie a également validé une condamnation à la peine de mort pour un autre jeune, malgré un manque flagrant de preuves et des questions en suspens sur l'équité du procès, opposant ainsi sa signature sur une grande injustice" rappelle encore le communiqué.
Les avocats des jeunes ont formulé le 15 juin, plusieurs requêtes pointant du doigt "le non respect de la procédure et du droit au cours du déroulement du procès, mais le tribunal ne s'est toujours pas prononcé sur la possibilité d'un nouveau jugement", selon la même source.
L'ONG rappelle, par ailleurs qu'un procès équitable est la base des droits de l'Homme et que la torture est un crime contre l'humanité.
"En tant que défenseur des droits de l'Homme, nous lançons un appel, en premier lieu à Abdel Fattah al-Sissi et à toutes les instances et autorités judiciaires d'Egypte, à l'Organisation de la coopération islamique, à l'Union arabe, à l'ONU et à toutes les personnes et institutions qui n'y seront pas indifférentes, pour que les sentences soient suspendues, qu'un nouveau procès, conforme aux normes essentielles des droits de l'Homme soit possible et que ceux qui ont commis les actes de tortures soient traduits devant la justice".