Mourad Belhaj
17 Avril 2020•Mise à jour: 17 Avril 2020
AA / Ramallah / Qais Abu Samra
Le gouvernement palestinien a nié, vendredi, avoir reçu une quelconque aide de l'administration américaine, soulignant qu'il n'avait pas besoin de son argent.
C’est ce qui ressort d'une conférence de presse tenue par Ibrahim Melhem, porte-parole du gouvernement palestinien, pour parler de l'évolution de l’épidémie de coronavirus.
"Nous n'avons pas reçu d’argent de l'administration américaine. Nous n’avons aucune relation ou contact avec l'administration américaine, et nous n'avons pas besoin de son argent", a déclaré Melhem.
Le porte-parole du gouvernement palestinien a exprimé l'appréciation de son pays au peuple américain et aux institutions américaines qui soutiennent les droits du peuple palestinien.
Les déclarations de Melhem interviennent en réponse à l'annonce de l'ambassadeur américain en Israël, David Friedman, sur Twitter, que son pays "fournira 5 millions de dollars aux Palestiniens pour les aider à combattre l'épidémie de coronavirus".
La Palestine a enregistré, jusqu’à vendredi midi, 307 cas confirmés de Covid-19, en plus de 95 cas non encore confirmés à Jérusalem-Est, en raison des restrictions israéliennes qui ont empêché le ministère palestinien de la santé d’effectuer des tests de dépistage à Jérusalem.
Au cours des deux dernières années, Washington a suspendu son aide aux réfugiés palestiniens, aux hôpitaux de Jérusalem, suspendant également l'aide de plus de 200 millions de dollars allouée à l’Autorité palestinienne, en raison de son refus de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et d’accepter la relocalisation de l'ambassade de Washington dans la ville occupée.
Le président américain, Donald Trump, avait annoncé, le 28 janvier, son prétendu plan de paix baptisé "accord du siècle", qui comprend la création d'un État palestinien sous la forme d'un archipel relié par des ponts et des tunnels, et qui fait de la ville de Jérusalem la "capitale indivisible d’Israël".
Ledit accord, qui prévoit également la soumission de la vallée du Jourdain au contrôle de Tel Aviv, a été rejeté par la Turquie, par la plupart des capitales arabes, ainsi que par la communauté internationale.