AA/Karachi (Pakistan)/ Aamir Latif
Sept personnes suspectées d’être des insurgés Talibans et trois policiers ont été tués, jeudi, à Karachi, dans des affrontements précédés par une embuscade, a indiqué la police.
Trois officiers de police ont été pris, en embuscade dans un quartier de l’ouest de la ville portuaire de Karachi, lors de deux incidents séparés, a déclaré, aux journalistes, le chef de la police de la ville, Ghulam Qadri Thebo.
Les forces de police ont affirmé avoir, par la suite, mené une descente sur un repaire d’insurgés dans la zone de Sohrab Ghot et tué sept insurgés Talibans lors d'affrontements longs de deux heures.
Les insurgés qui appartiennent, d’après la police, à l’organisation mère «Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) », inclue un membre d’al-Qaïda.
Plus de 125 insurgés ont été tués, à Karachi, lors d’affrontements avec les forces de sécurité durant ces cinq derniers mois, d’après la police.
Environ une vingtaine de membres des forces de sécurité pakistanaises ont également trouvé la mort dans ces combats.
Certains de ces affrontements sont cependant soupçonnés par les médias d’être des "mascarades" pour dissimuler d’autres crimes.
Karachi, capitale commerciale du Pakistan, est également connue par des violences interconfessionnelles et des guerres de gangs.
Plusieurs zones de ses banlieues sont considérées comme des lieux de refuge pour les Talibans, originaires du Waziristân du Nord, fuyant les opérations militaires d’envergure actuellement menées par l’armée pakistanaise dans les régions tribales du pays.
L’armée affirme, en effet, que plus de 2000 Talibans ont été tués, depuis le lancement de l’opération, le 15 juin 2014, dans plusieurs régions tribales dont le Waziristân du Nord.
Les chiffres ne peuvent cependant pas être vérifiés en raison de l’absence de médias indépendants dans cette région isolée.
Environ deux cents soldats pakistanais ont également trouvé la mort dans des affrontements avec les Talibans et des explosions dues à des mines terrestres, durant la même période.
L’opération militaire a, par ailleurs, forcé 1,5 million de membres de tribus locales à fuir la zone pour se réfugier dans les districts avoisinants, Peshawar, Bannu, Karak, et Lakki Marwat.