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13 Novembre 2020•Mise à jour: 13 Novembre 2020
AA/ Karachi
Le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, a déclaré, vendredi, qu'il était sous pression pour reconnaître Israël, mais qu'Islamabad ne le fera que lorsqu'un règlement équitable sera trouvé avec les Palestiniens.
C'est ce qui ressort de son interview accordée, jeudi, à une radio locale.
Khan s'est, cependant, abstenu de citer les noms de Etats qui le harcelaient et de mentionner s'il s'agissait ou pas de pays musulmans.
"Il y a des choses que nous ne pouvons pas dévoiler", s'est-il contenté de dire.
Le premier ministre a poursuivi disant que le Pakistan entretenait de bonnes relations avec "ces pays" faisant allusion à l'Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis et à Bahreïn qui ont tissé des liens diplomatiques et économiques avec Tel Aviv.
Khan a, par la suite, évoqué le père fondateur du Pakistan, Muhammad Ali Jinnah, qui avait, à plusieurs reprises refusé de reconnaître Israël, promettant qu'il marchera sur ses pas tant qu'un accord qui puisse satisfaire les Palestiniens n'est toujours pas conclu.
Il a, également, souligné une influence 'profonde' et 'extraordinaire' d'Israël sur les États-Unis. Un facteur de plus faisant pression sur les pays pour la reconnaissance de Tel Aviv et notamment durant le mandat de Donald Trump.
Quant au sujet de la politique du président américain nouvellement élu, Joe Biden, en relation avec l'Afghanistan, le premier ministre a fait savoir que la vraie question concernait Israël.
"Nous verrons si Biden changera les politiques de Trump en ce qui se rapporte à Israël. Une chose est sûre : Les Démocrates souhaitent aussi se retirer d'Afghanistan", a-t-il ajouté.
*Traduit de l'arabe par Malèk Jomni