ONU : Les Rohingyas fuient encore d’Arakan
"Huit mille musulmans Rohingyas ont fui le district d’Arakan vers le Bangladesh, depuis le début de l’année courante", déclare un responsable onusien.Basher AL-Bayati
04 Mai 2018•Mise à jour: 04 Mai 2018
Geneve
AA/Genève
Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé, vendredi, que les musulmans Rohingyas fuient encore le district d’Arakan au Myanmar vers le Bangladesh, en raison de la violence de l’armée et des milices bouddhistes.
C’est ce qu’a déclaré le porte-parole du HCR, André Mahecic, lors d’une conférence de presse tenue, vendredi, au bureau de l’ONU à Genève.
Mahecic a souligné que « 8 mille musulmans Rohingyas ont fui le district d’Arakan vers le Bangladesh, depuis le début de l’année courante » et que d’autres ont fui, à travers la mer, vers l’Indonésie.
En réponse à une question sur le retour de certains musulmans Rohingyas à leurs régions dans le district d’Arakan, le porte-parole a assuré qu’« officiellement, aucune personne n’a pu retourner à son foyer à Arakan », notant que la fuite des Rohingyas se poursuit.
Et Mahecic de poursuivre qu’« entre 150 et 200 mille habitants des camps de réfugiés de la ville bangladaise de Cox’s Bazar sont exposés au risque des inondations et des glissements de terrain ».
Il a assuré que les organes de l’ONU mènent une course contre la montre pour fournir les besoins essentiels des musulmans Rohingyas dans les camps de réfugiés, dans la période des précipitations saisonnières, qui s’étend du mois de juin au mois de septembre.
Le responsable onusien a, dans ce contexte, rappelé l’appel du HCR à collecter des aides d’une valeur de 950 millions de dollars, en 2018, pour couvrir les besoins de près de 880 mille réfugiés Rohingyas et de 330 mille bangladais.
Il ressort des données de l’ONU que près de 700 mille Rohingyas ont fui le Myanmar vers le Bangladesh, le 25 août dernier, à cause de la violence des forces sécuritaires à Arakan.
Ces actes ont été qualifiés par l’ONU de « nettoyage ethnique ».
Au moins 9000 Rohingyas ont été tués, lors de ces attaques, jusqu’au 24 septembre 2017, selon l’organisation internationale « Médecins sans frontières ».