Nadia Chahed
19 Septembre 2017•Mise à jour: 19 Septembre 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Human Rights watch (HRW) a appelé, mardi, les dirigeants du monde et les partenaires traditionnels de la République démocratique du Congo (RDC) d’insister, en marge de la 72ème Assemblée générale de l’ONU- qui s’ouvre ce mardi - pour que le président Joseph Kabila, quitte le pouvoir à la fin de l'année.
L’Organisation de défense des droits de l’homme, exhorte, dans une vidéo diffusée sur son site et relayée par les réseaux sociaux, les partenaires régionaux et internationaux de la RDC ''d’appeler Joseph Kabila à quitter le pouvoir à la fin de 2017'' et à ''faire pression en vue de tenir des élections libres et transparentes''.
Au pouvoir depuis 2001, Joseph Kabila devait quitter son poste, le 19 décembre dernier, au terme de son deuxième et dernier mandat, conformément à la constitution, rappelle l’ONG, déplorant que ''Kabila et ses alliés ont utilisé la violence, la corruption et l’instabilité pour reporter les élections (initialement prévue fin 2016)''.
En marge de la 72ème AG de l'ONU, les autorités congolaises vont essayer de convaincre le Monde que Kabila a encore besoin ''d’un peu de temps'', prévient l’ONG.
Initialement prévues en novembre 2016, les élections congolaises ont d’abord été reportées par un arrêt controversé de la cour constitutionnelle et un accord conclu le 31 décembre dernier entre le pouvoir et l’opposition.
Cet accord prévoit la tenue d'élections générales dont la présidentielle pour la fin de l’année 2017 mais la commission électorale avait prévenu en Juillet dernier, que les élections n’auront plus lieu à cette date en raison du retard pris dans les opérations de recensement des électeurs.
La principale coalition de l’opposition a rejeté l’éventualité d’un troisième dialogue avec le pouvoir, qui pour sa part a encouragé la tenue prochaine d’une réunion d’évaluation du processus électoral. En l’absence des élections cette année, l’opposition prône une ''courte'' transition ''citoyenne'' sans Kabila.
La semaine dernière, le président de la commission électorale (Ceni) Corneille Nangaa a déclaré disposer des éléments susceptibles de lui permettre de procéder à l’élaboration d’un calendrier électoral et s'est engagé à le faire "incessamment".