Alaa Walid Elhamoud Elkidir
09 Septembre 2016•Mise à jour: 10 Septembre 2016
AA / Jérusalem-Est / Aberraouf Arnaout
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a soutenu, vendredi, que les colons installés dans les Territoires palestiniens ne constituent pas une entrave au processus de paix.
«Je suis certain que plusieurs parmi vous avaient entendu les allégations selon lesquelles les villages juifs en Judée et Samarie [en Cisjordanie] constituaient une pierre d’achoppement pour la paix», a déclaré Netanyahou dans une vidéo filmée par son cabinet.
Et de poursuivre: «Cette idée m’a toujours intrigué, car personne ne prétend sérieusement que les deux millions d’arabes qui vivent en Israël sont un obstacle pour la paix».
Plus de 600 mille colons israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Par ailleurs, plus d’un 1,4 million de Palestiniens vivent en Israël. Ils représentent environ 20% de la population israélienne, estimée à 8 millions d’habitants.
Les Arabes israéliens (ou Arabes de 48) sont des descendants des 250 000 Arabes qui restèrent dans les frontières de l'État d’Israël à sa création après le conflit judéo-arabe de 1947-1949. S'ils sont citoyens israéliens, des discriminations israéliennes contre eux sont toutefois régulièrement dénoncées.
«Le pluralisme en Israël se montre ouvert et prêt à [faire] la paix, mais l’autorité palestinienne réclame un Etat palestinien avec pour condition qu’il soit sans juifs», a-t-il encore ajouté.
«Je crois que ce qui rend la paix impossible c’est le rejet des autres. Les sociétés qui respectent l’autre sont celles qui œuvrent pour la paix. Celles qui réclament une épuration ethnique ne veulent pas la paix», a-t-il conclu.
Les Palestiniens aspirent à fonder leur Etat sur la frontière de 1967. Un Etat sans colonies israéliennes et dont la capitale sera Jérusalem-Est. Ils réclament, de ce fait, que la communauté internationale agisse fermement à l’égard de l’expansion des colonies qui grignotent depuis des années leurs territoires.
EZ