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05 Février 2023•Mise à jour: 05 Février 2023
AA/Jérusalem/Zain Khalil
L'ancien Premier ministre israélien, Naftali Bennett a déclaré que le Président russe, Vladimir Poutine lui avait promis, en mars dernier, qu'il ne tuerait pas son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky.
C'est ce qui ressort d'un "podcast" avec le journaliste israélien Hanoch Daum, publié dimanche, par le journal israélien "Haaretz".
Bennett a été Premier ministre d'Israël du 13 juin 2021 au 30 juin 2022, avant d'annoncer son retrait de la vie politique.
Dans une interview à la radio, il a déclaré "qu'il savait que Zelensky était menacé, indiquant qu'il était dans un bunker, dont on ne savait pas la position".
Bennett a noté qu'il avait interrogé Poutine, lors d'une rencontre, sur son intention d'éliminer Zelensky, précisant que le président russe s'était engagé à l'époque de ne pas tuer son homologue ukrainien.
L'ancien chef du gouvernement israélien a déclaré qu'après la réunion, sur le chemin du Kremlin à l'aéroport, il a appelé Zelensky et lui a dit que Poutine avait promis de ne pas le tuer.
"Zelensky m'avait demandé si j'étais sûr de cela, je lui ai alors affirmé que j'étais sûr à 100% que Poutine n'allait pas le tuer (...) Au cours de la même réunion, Poutine avait accepté de faire une autre concession. Il s'était engagé à ne pas œuvrer à désarmer l'Ukraine. Zelensky avait accepté à ce moment-là d'abandonner l'adhésion de l'Ukraine à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et m'avait dit: j'y renonce," a rapporté l'ancien Premier ministre israélien, selon la même source.
Bennett avait souligné que toutes ses démarches entreprises à l'époque étaient pour assurer la médiation entre la Russie et l'Ukraine en coordination détaillée avec les États-Unis, l'Allemagne et la France.
Le 5 mars de l'année dernière, Bennett s'était secrètement rendu à Moscou pour rencontrer Poutine au Kremlin, quelques jours après l'opération militaire russe en Ukraine.
La Russie a lancé une opération militaire en Ukraine le 24 février, qui a été suivie de de vives condamnations de la communauté internationale et de l'imposition de "lourdes" sanctions économiques et financières à Moscou.
Pour mettre fin à son opération, la Russie exige que l'Ukraine abandonne tout projet d'adhésion à des entités militaires, y compris l'OTAN, et son engagement à une neutralité complète, ce que Kiev considère comme "une atteinte à sa souveraineté".
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi