Tevfik Durul,Derya Gülnaz Özcan
15 Juin 2022•Mise à jour: 15 Juin 2022
AA / Athènes
Le Premier ministre grec Kiryakos Mitsotakis a estimé, mercredi, qu'il n'est pas impossible qu'il rencontre à nouveau avec le Président de la République de Türkiye, Recep Tayyip Erdogan.
"Nous nous rencontrerons naturellement un jour. Nous devons nous rencontrer et parler", a-t-il dit.
Dans une interview accordée à la télévision publique grecque ERT, Mitsotakis a commenté les relations avec la Türkiye, ainsi que d'autres questions de politique étrangère.
Mitsotakis, qui a souligné avoir été témoin de nombreuses fluctuations dans les relations turco-grecques au cours de son mandat, a déclaré à propos de sa rencontre avec le président Erdogan à Istanbul en mars : "Ma rencontre avec Erdogan s'est déroulée dans une très bonne ambiance. Comme convenu, j'ai mis de côté la tension et maintenu les relations positives entre les deux pays, je m'attendais à ce que nous puissions nous concentrer sur l'ordre du jour."
- "Il ne peut y avoir aucun problème que nous ne puissions partager avec la Turquie"
Mitsotakis a déclaré qu'il était impatient d'établir des relations de voisinage permanentes, bonnes et amicales avec la Türkiye et le peuple turc. "Nous ne pouvons pas avoir de problème avec la Turquie et le peuple turc", a-t-il dit.
Soulignant qu'il existe actuellement une grande tension entre la Turquie et la Grèce, "non pas sur le terrain mais dans la rhétorique", le Premier ministre grec a fait valoir que le peuple grec saura se réunir dans les moments difficiles concernant les questions nationales.
Concernant la possibilité de rencontrer à nouveau Erdogan, Mitsotakis a déclaré: "Nous nous rencontrerons naturellement un jour. Nous devrions nous rencontrer et parler", a-t-il estimé.
Sur la guerre russo-ukrainienne, Mitsotakis a déclaré: "L'exigence de l'époque dans laquelle nous vivons est de savoir comment nous réagirons face à un révisionnisme expansionniste dans lequel les fantasmes impériaux d'autres périodes sont le sujet."
Mitsotakis a déclaré que l'envoi d'armes à l'Ukraine n'affectera pas négativement la puissance de défense de la Grèce.
* Traduit du turc par Tuncay Çakmak