Mona Saanouni
28 Juin 2018•Mise à jour: 29 Juin 2018
AA/Berlin/Hossam Sadek
La Chancelière allemande, Angela Merkel, a reconnu, jeudi, l'existence de tensions dans les relations avec les Etats-Unis, appelant les Européens à investir davantage financièrement dans l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN).
C'est ce qui ressort d'une déclaration du gouvernement lue par Merkel, jeudi, devant le Parlement allemand, avant de se rendre à Bruxelles pour assister au Sommet européen qui se tient de jeudi à vendredi.
"La politique américaine (adoptée actuellement par l'Administration américaine) a tendu les relations entre les Etats-Unis et leurs partenaires occidentaux", a-t-elle déclaré.
"Les relations américano-européennes sont actuellement tendues, mais restent primordiales pour parvenir à la paix commune", a-t-elle poursuivi.
S'agissant de l'avenir de l'OTAN, Merkel a déclaré: "Les Européens doivent investir davantage financièrement dans l'OTAN et dans la défense, parce qu'il est question de protéger son avenir ".
"Il faut œuvrer à renforcer les capacités de l'OTAN, et ancrer sa coopération avec l'Union européenne", a-t-elle renchéri.
Merkel a par ailleurs noté qu'il est important que l'OTAN soit prête à engager un dialogue avec la Russie.
Quant à la question de l'immigration et de l'asile, Merkel a souligné que "le Sommet européen qui commence jeudi ne reconnaîtra pas de solution européenne commune à cet égard".
"Nous avons besoin de plus de négociations sur deux des sept points qui composent cette solution", a-t-elle ajouté.
"Ces deux points concernent l'application de bases communes de l'asile dans tous les pays européens, et la répartition des réfugiés sur les pays de l'Union", a-t-elle poursuivi, sans plus de détails.
Cependant, elle a mentionné que le besoin de plus de négociations "ne veut absolument pas dire que nous ne parviendrons pas à une solution commune au problème de l'asile dans l'avenir proche".
"L'asile et l'immigration sont désormais une question cruciale pour l'Union européenne, et toute solution relative à cela doit être multilatérale", a-t-elle rajouté.
Merkel a indiqué que l'Union européenne pourrait réduire le nombre des réfugiés et des migrants à travers "la surveillance des frontières extérieures, la lutte contre les passeurs et la coopération avec les pays africains exportateurs de réfugiés et de migrants.