Soraya Hend Ben Mustapha
25 Décembre 2015•Mise à jour: 26 Décembre 2015
AA / Moscou / Elena Teslova
Le ministre qatari des Affaires étrangères, Khaled Ben Mohamed al-Attia, a affirmé vendredi que «le régime de Bachar al-Assad est le principal parrain du terrorisme en Syrie».
«Bachar al-Assad n’aura aucun rôle à jouer dans l’avenir de la Syrie. Il a perdu toute légitimité depuis qu’il a utilisé l’arme chimique», a déclaré al-Attia lors d’un point de presse conjoint avec son homologue russe Sergueï Lavrov, vendredi à Moscou.
Il a, dans ce sens, indiqué que son pays s’accorde avec la Russie sur l’impératif de préserver l’intégrité du territoire syrien, soulignant que «le sort de Bachar al-Assad demeure un point de divergence majeur» entre Doha et Moscou.
Il a appelé à respecter la volonté du peuple syrien et l’unité de ses terres, mettant en exergue l’importance de former un gouvernement de transition qui jouit de toutes les prérogatives.
Le chef de la diplomatie qatarie a, par ailleurs, déclaré que son pays s’oppose à la classification des groupes armés en Syrie entre terroristes et opposants. «Le plus important, pour nous, est de connaitre les raisons qui ont poussé ces groupes à porter les armes, et les objectifs qu’ils visent. Nous pourrons alors trouver des points de concordance», a-t-il plaidé.
S’agissant de la coalition islamique contre le terrorisme annoncée récemment par Riyad, al-Attia a indiqué que l’envoi de troupes militaires en Syrie n’est pas à l’ordre du jour de la coalition. «Nous nous concentrons sur la lutte contre l’idéologie extrémiste», a-t-il dit.
De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères a indiqué que les divergences de vues entre Moscou et nombre de pays, dont le Qatar, sur l’avenir de Bachar al-Assad et sur la légitimité de son régime «persistent» et «bloquent» les négociations de Genève sur la crise syrienne.
Lavrov a, en outre, indiqué que les parties qui représenteront l’opposition aux réunions de Genève prévues au début de l’année ne sont pas encore connues, soulignant que «la Russie veut voir une Syrie unie et libre» où «les droits de toutes ses composantes et communautés sont garantis».