Ekip
04 Mai 2023•Mise à jour: 06 Mai 2023
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Le déplacement du président français Emmanuel Macron a été chahuté ce jeudi à Saintes (Charente-Maritime), où des centaines de manifestants se sont rassemblés à proximité du lieu d’intervention du chef de l’Etat malgré une interdiction de rassemblement posée par la préfecture du département.
Le dirigeant a, de nouveau, été attendu par des opposants à la réforme des retraites, au son des casseroles et autres dispositifs destinés à gêner toute prise de parole.
L’électricité a, par ailleurs, été coupée dans l’établissement scolaire quelques instants avant l’arrivée d’Emmanuel Macron mais l’Elysée, citée par BFMTV, assure qu’un groupe électrogène a été prévu pour pallier à ce type d’action.
Sur le terrain pour dévoiler les grands axes de sa réforme de l’enseignement professionnel, le chef de l’Etat doit rencontrer des élèves et des enseignants d’un lycée professionnel.
La semaine dernière, déjà, les déplacements d’Emmanuel Macron avaient été jalonnés de coupures d’électricité, de manifestations et autres casserolades, comme à Sélestat en Alsace ou encore dans l’Hérault.
Les déplacements de ses ministres font également l’objet d’initiatives bruyantes, et de rassemblements syndicaux visant à gêner leurs prises de parole.
Malgré sa promulgation dans la nuit du 14 au 15 avril dernier, le texte de loi, actant un report de l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans, reste particulièrement contesté.
Matignon va lancer, dans les prochains jours, une invitation aux syndicats pour tenter de renouer le dialogue sur d’autres sujets qui restent à discuter, dont notamment la rémunération des salariés et la pénibilité au travail.