Macron en Guyane: Les engagements des précédents gouvernements seront tenus
- Ajout de déclarations du président français qui prononçait un discours vendredi pour annoncer les nouvelles mesures qui vont être mises en place en Guyane, où il se trouve depuis hier.
Hatem Kattou
27 Octobre 2017•Mise à jour: 27 Octobre 2017
France
AA/Nice/Fawzia Azzouz Les engagements pris par les gouvernements précédents «seront tenus», a assuré Emmanuel Macron vendredi en Guyane, faisant référence aux accords signés par son prédécesseur François Hollande. Le Président français Emmanuel Macron a tenu un discours vendredi pour annoncer les nouvelles mesures qui vont être mises en place en Guyane, où il se trouve depuis hier. C’est dans un contexte social très tendu que le président français s’est exprimé vendredi. Depuis son arrivée, la veille dans le territoire Guyanais, le mouvement de contestation s’est amplifié. Les militants avaient organisé une manifestation qui s’est terminée par un affrontement avec les forces de l’ordre jeudi soir devant la préfecture guyanaise. Le chef de l’Etat s’est longuement épanché sur ses différents engagements en arguant de la création «des assises de l’outre-mer», qui permettront la mise en place d’un nouveau mode de fonctionnement équilibré et participatif en Guyane. Ainsi, il a annonçé des renforts considérables en matière de sécurité avec la création d’un escadron de gendarmerie supplémentaire en insistant sur le fait que «la République ne cède pas aux gens en cagoule», faisant référence aux manifestants de la veille. Macron a, en outre souhaité, que « la coopération policière et judiciaire soit renforcée dans la lutte contre la drogue, l’orpaillage et les trafics d’êtres humains » et annoncé la construction imminente d’un commissariat à Cayenne ainsi que d’un nouveau tribunal.
Il a par la suite annoncé un plan pour l’éducation et l’octroi « d’une dotation de 250 millions d’euros supplémentaires pour la construction de lycées et collèges en guyane » expliquant que les défis éducatifs sont énormes « puisque le français n’est pas la langue maternelle ».
Concernant la santé et le domaine social, le président français souhaite développer un «partenariat avec les pays voisins pour mieux accueillir les patients en milieu hospitalier». Il annonce également le «doublement des financements de logements sociaux» et explique ainsi vouloir «adapter les règles de la République pour créer plus d’égalité».
La fin de son discours a été bien plus ferme et intransigeante, s’agissant des bénéficiaires d’aides sociales, le président a insisté sur un certain nombre de mesures restrictives, comme la réduction de «l’allocation de demande d’asile à deux mois en réduisant le délai d’instruction des demandes», estimant que pour «réduire l’attractivité des territoires, il faut revoir l’attribution des aides sociales».
Il a par ailleurs insisté sur la lutte contre les fraudes au RSA (Revenu de solidarité active). Le RSA sera «démonétisé pour lutter contre ceux qui se font régulariser pour toucher le RSA et aller le dépenser ailleurs». Pour rappel, le RSA s’élève à environ 430 euros.