Ekip
22 Septembre 2022•Mise à jour: 24 Septembre 2022
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Le Président français, Emmanuel Macron, a regretté jeudi, une nouvelle « étape dans l’escalade » par la Russie, au cours d’une interview accordée à BFMTV.
S’agissant du recours potentiel à l’arme nucléaire, par Vladimir Poutine, le chef de l’Etat estime que « de manière évidente, c’est du chantage et de manière évidente il dispose de ces armes et le risque est toujours là » et note que « c’est aussi un moyen de pression ».
Depuis l’avion qui le ramène à Paris après l’Assemblée générale des Nations unies, Emmanuel Macron a expliqué que les récentes déclarations de son homologue russe étaient vraisemblablement dues « à une contre-offensive par le sud et le nord qui a déstabilisé le front russe » mais également à une « situation économique russe qui est d’évidence plus complexe ».
Selon lui, « un rouble plus convertible, des chaînes de valeur qui s’effondrent car des entreprises quittent le territoire, et des partenaires qui ne l'aident pas autant que prévu » conjugués à un isolement « au plan diplomatique », mettent la Russie en difficulté.
« La Russie est très clairement sous pression mais nous devons nous mettre en situation de restaurer un dialogue. Nous ne sommes pas dans l'impasse. (...) Ça ne finira qu'autour d'une table. On ne peut pas céder à un emballement », a-t-il poursuivi au micro de BFMTV.
Plaidant pour la restauration « d’un dialogue pour la paix », Emmanuel Macron a enfin réitéré son soutien à « l’intégrité nationale » de l’Ukraine et souhaite un retour aux « lignes de février » (frontières avant la guerre).
Ces déclarations interviennent après un discours offensif du Président français devant l’Assemblée générale de l’ONU et après que Vladimir Poutine a indiqué vouloir mobiliser 300 000 réservistes supplémentaires pour mener ses opérations contre l’Ukraine.