Menna Ahmed
17 Mars 2018•Mise à jour: 18 Mars 2018
AA/ Moscou
Le gouvernement britannique a déclaré, que la riposte de Moscou, faite samedi, à l’expulsion des diplomates russes du Royaume-Uni, ne change pas le fait que l’entière responsabilité de l’incident d’empoisonnement de l'ancien agent double, russe Sergueï Skripal et de sa fille Julia, incombait à la Russie.
La diplomatie britannique, a pour sa part, déclaré dans un communiqué dont Anadolu a eu une copie que "la réponse de Moscou ne change pas la situation. La seule conclusion qu’on pouvait tirer est que la Russie est impliquée dans une tentative d’assassinat de deux personnes au Royaume-Uni".
Le communiqué a, également, ajouté que le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU), tiendrait une réunion, au début de la semaine prochaine, en vue d’examiner la crise.
Plutôt dans la journée, le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur britannique à Moscou, Laurie Bristow, pour l’informer d’un ensemble de sanctions imposées à l’encontre de Londres.
En vertu des sanctions russes, 23 diplomates britanniques auront un délai de 7 jours pour quitter la Russie. Les sanctions prévoient également l’annulation de l’ouverture d’un consulat britannique dans la ville de Saint-Pétersbourg (Ouest) et le gel des activités du Conseil culturel britannique.
Londres tient Moscou pour responsable de la tentative d'assassinat, au Royaume-Uni, le 4 mars, de l'officier des services de renseignement russes à la retraite (agent double), Sergueï Skripal, (66 ans) et de sa fille Julia (33 ans), utilisant des gaz neurotoxiques. Les deux restent dans un état critique, mais stable.