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27 Juillet 2021•Mise à jour: 27 Juillet 2021
AA / Beyrouth / Naim Berjawi
Le Premier ministre désigné du Liban, Najib Mikati, a déclaré avoir discuté avec le président du pays, Michel Aoun, de la formation du gouvernement, "et les opinions étaient en grande partie partagées". Et d’ajouter : "Avec l'aide de Dieu, le gouvernement sera formé rapidement."
C'est ce qui ressort des déclarations de Mikati aux journalistes, mardi, depuis le palais présidentiel de Baabda, après sa rencontre avec Aoun.
Mikati a ajouté qu'il a informé Aoun des résultats des consultations parlementaires et qu'ils ont abordé les détails de la formation du gouvernement.
Il a souligné qu'"il y aura une autre réunion avec le président Aoun dans les deux prochains jours".
Plus tôt dans la journée de mardi, Mikati a tenu des réunions avec des parlementaires et ce, un jour après s'être vu confier la tâche de former un gouvernement, suite à l'obtention du soutien de 72 députés (sur 128), dont des députés du bloc du "Courant du futur" dirigé par l'ancien Premier ministre Saad Hariri, et des députés du bloc du " Hezbollah ". ".
Sur fond de crise politique et économique, le président Aoun a chargé, lundi, l'ancien Premier ministre Najib Mikati de former un nouveau gouvernement.
Mikati est depuis 2018 député de la ville de Tripoli (nord). Venu à la politique après avoir évolué dans le secteur des affaires, il est la troisième personnalité, après Hariri et Mustafa Adib, qu’Aoun a chargée de former un gouvernement après la démission du gouvernement Diab, suite à l'explosion du port de Beyrouth, qui a fait plus de 200 morts et des milliers de blessés.
Il s'agit du troisième mandat pour former un gouvernement depuis 2005 pour Mikati, qui est considéré comme le candidat consensuel susceptible de mettre fin à l'impasse due aux divergences politiques.
Saad Hariri a annoncé à la mi-juillet qu'il renonçait à former un gouvernement après des désaccords avec le président Aoun.
Le processus de formation d'un gouvernement au Liban s'étend généralement sur plusieurs mois, en raison des divergences entre les forces politiques.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj