Ekip
12 Mars 2024•Mise à jour: 12 Mars 2024
AA/Tunis/Nadia Chahed
Les États-Unis ont annoncé une aide supplémentaire de 133 millions de dollars pour soutenir la Force multinationale en Haïti et aider la population locale.
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s’est entretenu avec les dirigeants de la (Caricom), la Communauté des Caraïbes, à Kingston, en Jamaïque. Cette réunion internationale s'est tenue lundi pour tenter de trouver une solution à la grave crise politique que traverse Haïti, précise Africanews.
"Compte tenu de l'urgence des besoins, j'annonce aujourd'hui que le ministère de la Défense des États-Unis double son soutien accordé à la mission, qui passera de 100 millions de dollars à 200 millions de dollars. Cela porte le soutien total des États-Unis à 300 millions de dollars pour cet effort. J'annonce également une aide humanitaire supplémentaire pour le peuple haïtien, à hauteur de 33 millions de dollars, destinée à renforcer la santé et la sécurité alimentaire de la population.", a déclaré le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, cité par le même média.
Alors que l’envoi d’une mission multinationale de soutien à la sécurité se fait attendre, Antony Blinken souhaite trouver des solutions efficaces à la crise de gouvernance que traverse Haiti, et qui a permis aux gangs de semer la terreur sur l’île, rappelle Africanews.
" Dans un premier temps, nous soutiendrons le projet de création d'un conseil présidentiel ouvert, inclusif et indépendant qui prendra, avant tout, des mesures concrètes pour répondre aux besoins immédiats de la population haïtienne. Dans un second temps, il faudra permettre le déploiement immédiat de la mission multinationale de soutien à la sécurité. Et enfin, grâce à ce déploiement et au renforcement de la police nationale haïtienne, et une fois les conditions de sécurité réunies, il sera possible d’envisager la tenue d'élections libres et équitables." a ajouté Blinken.
Port-au-Prince, la capitale d'Haïti a continué ces derniers jours à s’enfoncer dans les violences liées aux gangs, qui réclamaient la démission du premier ministre, tout comme une partie de la population, rappelle le même média.