Michael Hernandez
15 Février 2017•Mise à jour: 16 Février 2017
AA/Washington D.C. / Michael Hernandez
Les Etats-Unis ont utilisé des milliers de munitions de d’uranium appauvri lors deux raids aériens en 2015, en Syrie, a confirmé, mardi, le Commandement central des États-Unis (CENTCOM).
Cette arme décriée n’avait pas été utilisée par les Etats-Unis depuis l’occupation de l’Irak, où elle a provoqué des effets à long terme sur la santé des habitants, particulièrement à Falloujah où les forces américaines ont mené de violentes batailles contre les forces irakiennes insurgées.
Ces bombardements sur la Syrie, menés au milieu et à la fin du mois de novembre 2015, ciblaient des convois de pétrole dans un territoire sous l’emprise de Daech, près d’al-Hassakah et Deir Ez-Zour, d'après le CENTCOM. Quatre appareils de type « A-10 warthog » à voilure fixe avaient été utilisés pour détruire par des frappes aériennes plus de 330 véhicules.
« La combinaison de munitions anti-blindage incendiaire avec des munitions hautement explosives et incendiaires a été utilisée pour assurer une plus haute probabilité de destruction de la flotte de camions de [Daech] utilisée pour transporter son pétrole illégal » a déclaré un porte-parole du CENTCOM, Major Josh T. Jacques, dans un communiqué.
En tout, les appareils ont tiré 5265 munitions de 30 mm d’uranium appauvri, a-t-il précisé.
C’est la première confirmation officielle que la Coalition internationale dirigée par les Etats-Unis contre Daech en Syrie a utilisé de l’uranium appauvri contre des cibles de Daech durant sa campagne. De précédentes déclarations affirmaient que la coalition se refuse de le faire.