Hatem Katou
20 Janvier 2016•Mise à jour: 21 Janvier 2016
AA / Bagdad / Haydar Hadi – Aref Youcef
“La Turquie constitue une profondeur stratégique de l’Irak et les différends avec Ankara se résolvent par le dialogue”, a souligné, Salim al-Jebouri, président du parlement irakien.
Dans une interview accordée à Anadolu, al-Jebouri a dit: «La Turquie est un pays voisin et ami, qui constitue une profondeur pour l’Irak et auquel nous sommes liés par de multiples intérêts».
«L’Irak et la Turquie disposent d’une vision commune pour favoriser l’établissement d’une atmosphère dénuée d’extrémisme et de terrorisme», a-t-il relevé.
«Nous ne pouvons pas nous passer de leur aide comme de l’établissement de relations solides et ils [les Turcs] ont besoin de nous pour l’aménagement de ce dispositif», a-t-il tenu à préciser.
«Les différends entre les deux pays se résolvent par le dialogue et ne peuvent constituer des facteurs de conflits diplomatiques ou politiques. Par conséquent, nous sommes soucieux de fonder de bonnes relations», a soutenu Salim al-Jebouri.
Al-Jebouri a ajouté que «tout en étant soucieux de la préservation de sa souveraineté et de l’intégrité de son territoire, l’Irak accueille favorablement tout appui international à condition que cela fasse l’objet d’une préalable coordination avec le gouvernement irakien de manière claire».
«De nombreux instructeurs militaires étrangers évoluent en Irak et aident le gouvernement. Ils sont issus de plusieurs pays et pas seulement de Turquie», a-t-il rappelé.
Al-Jebouri a évoqué la dernière polémique qui a porté sur la présence de forces turques pour encadrer des combattants irakiens dans le camp de Bachiqa situé près de la ville de Mossoul (nord de l'Irak).
«Nous ne voulons pas dramatiser l’ampleur de ce qui s’est passé et ne l'expliquer qu’en fonction des mécanismes et instruments politiques et diplomatiques en notre possession. Ce qui a été clairement exposé consiste à dire que la présence de forces militaires étrangères en Irak n’est permise qu’après l’aval du gouvernement conformément à ses besoins et à sa volonté», a-t-il encore précisé.
«Compte tenu de l’approche de la bataille de Mossoul (en vue de sa libération de l’emprise de Daech), nous avons besoins de renforcer la coopération avec la partie turque dans les domaines militaire et du renseignement», a fait observer le président du parlement irakien.