Duygu Alhan
20 Mai 2024•Mise à jour: 20 Mai 2024
AA / Istanbul / Duygu Alhan
Les cours du pétrole ont grimpé lors des échanges matinaux de ce lundi après la confirmation par Téhéran de la mort du président iranien, Ebrahim Raïssi, du ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, parmi d'autres hauts responsables iraniens dans un crash d'hélicoptère dans la province du nord-ouest du pays.
Le baril de brut Brent de référence internationale s'est échangé à 84,24 dollars le baril à 10 h 44 heure locale (07 h 44 GMT), avec une hausse de 0,31 % par rapport au cours de clôture vendredi qui avait conclu les échanges à 83,98 dollars le baril.
Le baril américain de référence West Texas Intermediate (WTI) s'est, pour sa part, échangé à 79,81 dollars le baril, avec une hausse de 0,29 % par rapport au prix du vendredi qui avait clôturé la journée à 79,58 dollars le baril.
L'hélicoptère transportant le président iranien, le ministre des Affaires étrangères du pays et leur escorte s'est écrasé dimanche après-midi dans la région de l'est de l'Azerbaïdjan, au nord-ouest de l'Iran.
Après des opérations de recherche nocturnes entravées par les intempéries, le vice-président iranien chargé des affaires exécutives, Mohsen Mansouri, a déclaré par voie de communiqué, rendu public sur la plateforme X, que tous les passagers à bord de l’hélicoptère, incluant le président, le ministre des Affaires étrangères, la délégation qui l'accompagnait et l'équipage de l'hélicoptère, avaient tous trouvé la mort.
Les craintes concernant l’état de l'offre de brut, qui favorisent une hausse des prix du pétrole, ont été alimentées par les inquiétudes autour des conséquences politiques en Iran, qui est un pays producteur de pétrole, qui pourraient affecter les décisions qui seront prises lors de la réunion du 1ᵉʳ juin prochain par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de ses alliés, connue sous le nom d’OPEP +.
Selon le dernier rapport de l'OPEP, plus de 3 millions de barils de pétrole sont produits quotidiennement par l’Iran.
Dans une autre perspective, les espoirs d'une baisse des taux d'intérêt par la Réserve fédérale américaine (Fed) cette année continuent toujours d'influencer les cours du baril de pétrole.
Avec une probabilité actuelle de 65 % pour une baisse des taux d'intérêt opérée par la Fed en septembre prochain, cette prévision commence déjà à se refléter sur les prix du baril dans les marchés financiers, sur fond de recul de l’indice du dollar qui favorise les transactions pétrolières, dans la mesure où un dollar moins fort rend l’acquisition de brut moins onéreuse pour les achats effectués en devises autres que le billet vert.
Du côté de la Chine, les données économiques solides du pays, indiquant une demande plus élevée de pétrole, soutiennent la hausse des prix du brut. Le deuxième pays consommateur de pétrole et le premier pays importateur mondial de pétrole a annoncé la semaine dernière sa décision d’émettre des obligations subventionnées d'une valeur de 1 000 milliards de yuans (soit 138,23 milliards de dollars).
* Traduit de l’anglais par Mounir Bennour.