Ahmet Dursun
18 Janvier 2016•Mise à jour: 19 Janvier 2016
AA - Istanbul - Tuncay Çakmak
La levée des sanctions internationales contre l’Iran après l’accord sur le nucléaire va libérer les avoirs iraniens à l’étranger, s’élevant à presque 100 milliards de dollars.
De plus, cette nouvelle situation va aussi ouvrir les portes des pays occidentaux au pétrole iranien.
L’accord des pays 5+1 (Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Chine plus l' Allemagne) qui ont négocié avec l’Iran sur son programme nucléaire, est rentré en vigueur avec le rapport final de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA).
Cet accord lève les sanctions internationales dans les domaines économiques et financiers, mais l’embargo sur les armes se poursuivra encore cinq ans.
Grâce à cet accord, les sanctions contre le commerce de pétrole, de gaz naturel ainsi que les interdictions dans le domaine banquier et financier, et dans les domaines du transport aérien et maritime sont levées.
De plus, les avoirs de Téhéran à l’étranger, évalués à environ 100 milliards de dollars, vont être libérés.
L’une des conséquences les plus importantes de cet accord, va être le retour total de l’Iran dans le commerce de pétrole.
Les autorités iraniennes prévoient une augmentation étape par étape de la production de pétrole pour aboutir dans 6 ou 7 mois à une production journalière supplémentaire d'un million de barils, soit le double de la production actuelle.
Les analystes prévoient que cette augmentation de la production pétrolière de l’Iran fera encore baisser les prix du pétrole brut qui sera de moins 30 dollars le baril.
Le Président iranien, Hasan Ruhani, a appelé, dimanche, les entreprises et les pays étrangers à investir en Iran.
Le pays aurait besoin en moyenne de 150 milliards de dollars d’investissements étrangers pour relever la tête et refermer les pertes économiques accumulées depuis de longues années.
L’importance du marché iranien a déjà attiré l’attention de nombreux pays occidentaux et européens, comme la France ou l’Allemagne qui avaient réalisé des visites officielles à Téhéran dès la signature de l’accord sur le nucléaire.
Les plus importants constructeurs d’avion se bousculent aussi pour vendre leurs modèles à l’Iran dont la flotte civile est très âgée et dangereuse pour les passagers.
Le ministre iranien du transport Abbas Ahundi avait annoncé que son pays pourrait acheter 114 avions à la société Airbus (France-Europe).
Par contre, au niveau militaire, les embargos vont se poursuivre pendant cinq années. Le terrorisme et le programme de fusées de l’Iran sont les principales raisons de la poursuite de ces interdictions.
L'Agence internationale de l'énergie atomique avait annoncé, samedi, dans un communiqué, que l'Iran a respecté ses obligations conformément à l'accord sur le nucléaire signé le 14 Juillet dernier. L’Iran et les pays du groupe ‘5+1’ (Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Chine, Allemagne) avaient signé, le 14 juillet dernier, un accord sur nucléaire, stipulant la non-production d’arme nucléaire par Téhéran pendant dix ans, en contrepartie de la levée des sanctions qui lui sont imposées.