Ayhan Şimşek
04 Novembre 2024•Mise à jour: 05 Novembre 2024
AA / Berlin / Ayhan Şimşek
Le Secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, s'est efforcé, lundi, d'apaiser les inquiétudes concernant l'impact potentiel d'une victoire de Donald Trump lors de la prochaine élection présidentielle américaine.
Lors d'une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Olaf Scholz à Berlin, Rutte a souligné la résilience de l'alliance de l'OTAN et les intérêts partagés entre les alliés.
« Quel que soit le vainqueur de ces élections, nous travaillerons avec Kamala Harris, nous travaillerons avec Donald Trump, et nous veillerons à ce que l'alliance demeure unie », a-t-il souligné.
« Je n'ai aucun doute, car c'est dans notre intérêt. C'est dans notre intérêt ici (en Europe), mais aussi dans celui des États-Unis », a déclaré Rutte, ajoutant que les États-Unis ne « réitéreraient pas l'erreur » du retrait de l'Europe après la Première Guerre mondiale.
« Ils (les Américains) savent que si (le président russe) Poutine réussit en Ukraine, à ce moment-là, une Russie enhardie se trouvera sur notre flanc oriental et représentera une menace directe pour le territoire de l'OTAN », a-t-il ajouté.
Les déclarations du Secrétaire général de l'OTAN interviennent alors que les alliés européens s'inquiètent de plus en plus d'un éventuel retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Durant sa présidence, Trump a publiquement critiqué les alliés européens de l'OTAN pour ne pas avoir atteint l'objectif de 2% du PIB fixé par l'alliance en matière de dépenses de défense. Il a affirmé que les États-Unis supportaient une part disproportionnée du budget de l'OTAN et a menacé de se retirer de l'alliance si les autres membres n'augmentaient pas leurs contributions.
Sa position a tendu les relations avec les dirigeants européens et soulevé des questions sur l'avenir de l'engagement des États-Unis en faveur de la sécurité transatlantique.
*Traduit de l'Anglais par Mourad Belhaj