Le Royaume-Uni signale une « frappe de drone présumée » sur sa base d'Akrotiri à Chypre du sud
- Aucune victime n’a été recensée après l’attaque survenue dans la nuit de dimanche à lundi contre cette installation stratégique, sur fond d’escalade militaire au Moyen-Orient
Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Le Royaume-Uni a annoncé avoir réagi à une « frappe de drone présumée » visant sa base aérienne d’Akrotiri, à Chypre du sud, dans la nuit de dimanche à lundi, sans faire état de victimes à ce stade, selon le ministère britannique de la Défense.
« Nos forces armées réagissent à une frappe de drone présumée sur la base de la Royal Air Force à Akrotiri, à Chypre du sud, survenue à minuit » heure locale (22h00 GMT), a déclaré un porte-parole du ministère.
« Notre dispositif de protection dans la région est au niveau le plus élevé », a-t-il ajouté.
Aucune victime n’a été signalée dans l’immédiat.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a indiqué sur le réseau social américain X avoir discuté avec le président de la République de Chypre du sud, Nikos Christodoulides, qui l’a informée de « l’incident isolé survenu peu après minuit, impliquant un drone qui a pris pour cible la base britannique d’Akrotiri ».
« Bien que la République de Chypre n’ait pas été la cible, je tiens à être claire : nous sommes collectivement, fermement et sans équivoque aux côtés de nos États membres face à toute menace », a-t-elle déclaré.
La base de la Royal Air Force (RAF) à Akrotiri est située sur un territoire britannique d’outre-mer, maintenu sous souveraineté du Royaume-Uni depuis l’indépendance de Chypre en 1960.
Elle constitue la principale implantation militaire britannique dans la région et un point d’appui stratégique au Moyen-Orient.
Selon les autorités britanniques, des moyens supplémentaires ont récemment été déployés sur le site, notamment des systèmes de défense anti-aérienne, destinés à intercepter des missiles ou des aéronefs hostiles, ainsi que des dispositifs antidrones, des radars de détection et des avions de combat F-35.
Cet incident intervient après les frappes menées par les États-Unis et Israël contre des sites en Iran, dans un contexte d’escalade régionale.
Dimanche, le Premier ministre britannique Keir Starmer a indiqué que le Royaume-Uni avait accepté que les États-Unis utilisent des bases militaires britanniques pour frapper des sites de missiles iraniens. Il a toutefois précisé que Londres ne participerait pas à « des actions offensives en Iran ».
« Nous nous souvenons tous des erreurs commises en Irak et nous en avons tiré les leçons », a déclaré le chef du gouvernement. Il a affirmé que l’Iran « s’en prend aux intérêts britanniques et met en grave danger ses ressortissants » ainsi que ses alliés dans la région.
Selon Keir Starmer, « la seule façon de mettre fin à la menace est de détruire les missiles à la source, dans les dépôts de stockage ou les lanceurs qui servent à tirer ces missiles ».
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