Hussein Mahmoud Ragab Elkabany
01 Juillet 2018•Mise à jour: 02 Juillet 2018
AA/ Le Caire
Le romancier égyptien Alaa Al-Aswani a déclaré dimanche qu'il a été « arrêté à l'aéroport du Caire » pendant un certain temps », qualifiant cet acte de « sanction contre tout porteur d’une opinion dissidente. »
Il n’a pas été possible de recueillir dans l’immédiat un commentaire des autorités égyptiennes. A noter cependant qu’al-Aswani a dû faire face à la même mesure en janvier dernier. A l’époque, des sources sécuritaires avaient démenti, dans des déclarations à la presse, avoir arrêté l’écrivain.
Pour sa part al-Aswani a déclaré, sur son compte Twitter officiel, plus tôt dans la journée, dimanche : « on m’a retiré mon passeport alors que j’étais arrêté à l'aéroport du Caire ».
Et de souligner : « il s’agit d’une action illégale visant à punir tout porteur d’une opinion dissidente. Cela ne me fera pas peur et ne me empêchera pas de défendre la liberté » .
Près d’une heure plus tard, l’écrivain a ajouté : « dans l’attente de l’avion vers Londres, puis vers New York. Je suis très reconnaissant pour cette solidarité, je sens vraiment que je suis sous la protection des lecteurs et des amis ».
Alaa Al-Aswani est le premier égyptien à avoir reçu le prix « Bruno Kreisky », qui a également été décerné à Nelson Mandela. Il a été choisi par le magazine britannique « Times », comme l’un des 50 plus importants romanciers dans le monde.
Des rapports des droits de l'homme, critiquent les mesures d’interdiction de voyage imposées aux dissidents en Egypte. Des accusations généralement rejetées par Le Caire qui affirme être engagé à appliquer la loi et à soutenir la liberté d'expression.