Mohammad Sıo
07 Novembre 2025•Mise à jour: 10 Novembre 2025
AA / Istanbul / Mohammad Sio
Le président syrien Ahmad al-Charaa a salué vendredi la décision du Conseil de sécurité de l’ONU de lever les sanctions imposées à son encontre et à son ministre de l’Intérieur, Anas Khattab, qualifiant cette mesure de « pas dans la bonne direction » après que 14 États membres ont voté en faveur de la résolution.
Le texte, rédigé par les États-Unis, a été adopté jeudi avec 14 voix pour et une abstention, celle de la Chine, marquant un rare consensus au sein du Conseil sur un allègement des restrictions visant la direction syrienne.
« C’est la première fois depuis longtemps que le Conseil de sécurité s’accorde sur quelque chose ; heureusement, il s’agissait d’une question liée à la Syrie », a déclaré al-Charaa dans un entretien accordé à la chaîne Asharq News TV, en marge du sommet sur le climat COP30 au Brésil.
« Il est déraisonnable qu’un chef d’État demeure sous sanctions tout en entretenant des relations étroites avec tous ces pays concernés », a-t-il ajouté.
Le président a affirmé que la Syrie était parvenue à bâtir un consensus entre des nations qui s’accordent rarement sur les affaires mondiales, saluant cette évolution comme « un signe positif qui pourrait marquer le début de la résolution de nombreux problèmes persistants dans le monde ».
Il a remercié plusieurs pays pour leur soutien aux efforts diplomatiques ayant conduit à la levée des sanctions visant la Syrie, notamment l’Arabie saoudite, la Türkiye, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Jordanie.
Al-Charaa a indiqué espérer évoquer l’avenir des relations entre la Syrie et les États-Unis lors de sa rencontre avec le président Donald Trump à la Maison-Blanche, prévue lundi prochain.
Le chef de l’État syrien et sa délégation se trouvent à Belém, au Brésil, pour participer au segment des chefs d’État de la COP30. Il s’agit de la première participation d’un président syrien à une conférence des Nations unies sur le climat depuis le lancement du processus en 1995.
* Traduit de l'anglais par Seyma Erkul Dayanc