Feiza Ben Mohamed
31 Décembre 2024•Mise à jour: 03 Janvier 2025
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Le président français Emmanuel Macron a reconnu mardi soir que sa décision de dissoudre l’Assemblée Nationale après les élections européennes « a produit plus d'instabilité que de sérénité ».
« Je dois bien reconnaître ce soir que la dissolution a apporté, pour le moment, davantage de divisions à l’Assemblée, que de solutions pour les Français » a-t-il déclaré, assurant avoir « décidé de dissoudre pour redonner la parole » aux électeurs.
Il indique avoir ainsi souhaité que sa décision puisse permettre de « retrouver de la clarté et éviter l’immobilisme qui menaçait ».
Et de poursuivre: « L’Assemblée actuelle représente néanmoins le pays dans sa diversité et donc aussi dans ses divisons. Elle est pleinement légitime et dans cette configuration inédite mais démocratique elle doit savoir dégager des majorités comme le font d’ailleurs les parlements des grandes démocraties et notre gouvernement doit pouvoir tenir un chemin de compromis pour agir ».
Pour son message de vœux aux Français, Emmanuel Macron a par ailleurs abordé les grandes réussites de l’année 2024 dont l’organisation des JO de Paris 2024, l’inscription de l’IVG dans la Constitution ou encore la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Appelant à un « réveil européen » il considère que « la France devra continuer d'investir pour son réarmement militaire » et souligne que « les guerres en Ukraine et au Proche-Orient ne sont pas des conflits lointains ».
« Nous aurons des choix à faire pour notre économie, notre démocratie, notre sécurité, nos enfants (…). En 2025, nous continuerons de décider et je vous demanderai aussi de trancher certains de ces sujets déterminants » a-t-il en outre déclaré.
Pour rappel, Emmanuel Macron s’exprimait alors qu’un nouveau gouvernement, dirigé par François Bayrou, a été mis en place à la veille de Noël.
La censure de Michel Barnier après l’usage du 49-3 pour faire adopter le budget 2025 de la Sécurité Sociale a conduit le pays dans une instabilité politique que l’Etat souhaite désormais endiguer.