Saida Charafeddine
07 Janvier 2016•Mise à jour: 08 Janvier 2016
AA/Mohamed Khabissa
Le prix du pétrole brut a chuté, jeudi, de 5% atteignant son plus bas niveau depuis onze ans, en raison des craintes liées au repli de l'économie chinoise et des marchés mondiaux, et ce, en dépit des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Les indices boursiers chinois sont tombés avec la fin des transactions de ce jeudi, surtout après les nouvelles dispositions réglementaires prises par les autorités financières du pays, et appelées à restreindre la vente des actions par leurs principaux porteurs.
Le prix du Brent brut a chuté à 32,08 dollars américains le baril à 04:30 (GMT) du jeudi, atteignant ainsi un seuil jamais connu depuis 2004. Mais à 09 :49 (GMT), les prix ont quelque peu rebondi à 32,90 dollars le baril.
Cet effondrement des prix du pétrole, avant la légère reprise de ce matin, intervient à un moment où les pays producteurs poursuivent et la production et l'exportation du pétrole à une cadence record. L’offre continue ainsi à être plus importante que la demande à hauteur d'environ deux millions de barils par jour.
L'OPEP avait prévu le mois dernier, que l’Iran allait produire 500 à 800 mille barils de pétrole par jour de plus par rapport à sa moyenne actuelle, dans le cas de levée effective des sanctions économiques contre Téhéran.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères et président de la délégation des négociations nucléaires, Abbas Araghchi, avait déclaré le mois dernier, à l’Agence Anadolu que l'accord nucléaire entre Téhéran et les grandes puissances (G 5+1) entrera en vigueur, dans la seconde moitié de Janvier courant. La levée des sanction devraient alors intervenir rapidement à moins que la récente crise entre Téhéran et Riyad n'impose un tournant inattendu.