Qays Abu Samra
12 Avril 2016•Mise à jour: 12 Avril 2016
AA/ Ramallah/ Qays Abu Samra
Walid Assaf, le président de la Commission palestinienne de lutte contre la colonisation et le mur de séparation (relevant de l’OLP), a déclaré que «les démolitions effectuées par les autorités israéliennes en Cisjordanie et dans Jérusalem-Est, ont augmenté d’environ 400% au début de 2016, par rapport aux années écoulées».
Assaf a déclaré, dans un entretien avec Anadolu : «Israël continue de démolir quotidiennement des maisons et des infrastructures palestiniennes, pour favoriser l'expansion des colonies dans le territoire palestinien, en violation du droit international et humanitaire».
L'armée israélienne a démoli mardi, trois maisons palestiniennes, et le jardin d’une maternelle en Cisjordanie, selon des responsables palestiniens.
Hassan Brigiyah, le coordinateur des Comités de résistance populaire à Bethléem, dans le sud de la Cisjordanie, a indiqué à Anadolu qu’une unité de l'armée israélienne a pris d’assaut le village d'al-Walaja, à l’ouest de Bethléem, et a démoli trois maisons en cours de construction.
Il a relevé que la plupart des terrains du village ont été spoliés, par les autorités israéliennes, au profit des colonies et du mur de séparation, soulignant que le village est situé sur les limites de la municipalité de Jérusalem.
Des bulldozers de l’armée israélienne ont détruit un parc pour enfants, construit l'année dernière avec un soutien belge, dans le village de Za'atara, près de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie.
Israël soutient que le parc a été construit sans autorisation dans une zone classée C, selon Ghassan Douglas, le responsable palestinien chargé du dossier des colonies dans le nord de la Cisjordanie.
Les autorités israéliennes ont démoli 523 maisons et installations palestiniennes en Cisjordanie et à Jérusalem, depuis le début de l'année 2016, avait indiqué le centre de Recherches territoriales (non gouvernemental) dans un précédent communiqué.
Israël procède souvent à la démolition d’habitations palestiniennes sous prétexte de construction illégale près des zones classées C selon l’accord conclu entre l’OLP et Israël.
Conformément à l’accord d’Oslo II de 1995, la Cisjordanie a été partagée en trois zones, A, B et C.
La zone « A » représente 18% de la superficie de la Cisjordanie et est entièrement contrôlée par l’Autorité palestinienne, aux plans sécuritaire et administratif.
La zone B couvre 21% de la superficie de la Cisjordanie et est soumise à une direction civile palestinienne et sécuritaire israélienne.
Tandis que la zone C, qui constitue 61% de la superficie de la Cisjordanie, est contrôlée totalement par Israël, sur les plans administratif et sécuritaire. Tout projet ou mesure de l’Autorité palestinienne dans cette zone, nécessite donc l’accord des autorités de Tel-Aviv.