Hafawa Rebhi,Selçuk Acar
29 Août 2017•Mise à jour: 29 Août 2017
AA / New York / Selçuk Acar
«Une menace sans précédent pour la paix et la stabilité dans la région», c’est ainsi que le Premier ministre japonais Shinzo Abe a réagi au missile balistique lancé mardi matin par la Corée du Nord qui a survolé le Japon avant de s'abîmer dans le Pacifique.
Le Japon a suivi de près le mouvement du missile et a pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de ses citoyens, a déclaré Abe a aux médias.
Sur ce sujet, Abe a déclaré s’être entretenu au téléphone pendant environ 40 minutes avec le président américain Donald Trump et que celui-ci avait exprimé son soutien total au Japon et promis de le défendre.
Abe a également indiqué que les États-Unis et le Japon ont convenu de demander une réunion urgente du Conseil de sécurité de l'ONU pour discuter de l’intensification des sanctions sur la Corée du Nord.
Le Secrétaire général du cabinet japonais Yoshihide Suga a déclaré que le missile nord-coréen était une « menace sérieuse » et à la quelle Tokyo riposterait avec fermeté au moment opportun.
Le missile a survolé l'île japonaise de Hokkaido avant de se diviser en trois parties et de s'abîmer dans l'Océan Pacifique à environ 1000 kilomètres de la côte.
L'agence de presse sud-coréenne « Yonhap », citant le comité des chefs d'état-major commun des forces armées, a déclaré que la Corée du Nord a tiré le missile depuis la région de Sunan, à Pyongyang. Le missile a parcouru, selon l’agence, une distance d'environ 2700 km et atteint une hauteur maximale de 550 km.
Séoul et Washington analysent en commun les détails du lancement, pour définir le type et la portée du missile, a ajouté « Yonhap ».
« Nous évaluons la question, nous ne pouvons pas confirmer que le missile qui a survolé le Japon a été lancé depuis la Corée du Nord. Nous sommes en train d'étudier et d'évaluer tout ce qui concerne ce missile », a déclaré Rob Manning, porte-parole de la Défense des États-Unis.
Manning a déclaré que le test de missile n'était pas une menace immédiate pour les États-Unis.
Ce dernier tir nord-coréen survient trois jours après le lancement samedi dernier de trois missiles balistiques à courte portée.
Le missile balistique nord-coréen sur le Japon est le premier de son genre, et risque de déclencher de vives protestations de la part du Japon.
Selon les sources diplomatiques, le Conseil de sécurité de l'ONU est en passe de convoquer une réunion d'urgence plus tard dans la journée sur le lancement, à la demande de Tokyo et de Washington.
Plus tôt dans la journée, le Premier ministre australien Malcolm Turnbull avait exprimé sa « forte » condamnation du test de missile.