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26 Mai 2021•Mise à jour: 26 Mai 2021
AA/Beyrouth
Le Conseil supérieur libanais de Défense a demandé aux services sécuritaire, douanière et militaire de renforcer les mesures de lutte contre la contrebande à l'étranger, en particulier le trafic de drogue.
C’est ce qui ressort d’un communiqué publié par le Conseil, à l’issue d’une réunion entre le Président Michel Aoun et le Premier ministre par intérim Hassane Diab.
Lors de cette rencontre, le Président libanais a affirmé que "la lutte contre la contrebande est l'une de ses priorités afin de préserver la réputation du pays et ses revenus financiers, surtout dans les conditions économiques difficiles que traverse le Liban".
Le Conseil a demandé aux services sécuritaire, douanière et militaire de maintenir la communication et la coordination entre eux, "d'augmenter leur efficacité dans la lutte contre la contrebande et de surveiller tout dessein ou plan suspect, et de prendre des mesures maximales contre les contrevenants", indique le communiqué.
Le Liban est confronté à la contrebande des produits de base tels que le carburant, les aliments et les médicaments subventionnés, en plus du trafic de drogue et des devises.
Vendredi dernier, les forces de sécurité libanaises ont saisi 4 tonnes de pâte de cannabis (haschich), qui étaient destinées à être introduites illégalement en Égypte à bord d’un navire commercial.
Ce mercredi, le communiqué du Conseil supérieur libanais de Défense, citant le ministre des Finances Ghazi Wazni, a souligné que les procédures ont commencé pour acheter des scanners qui seront utilisés pour lutter contre la contrebande.
Le 23 avril, l'Arabie saoudite a décidé d'interdire l’importation des légumes et des fruits libanais en raison de leur exploitation dans la contrebande des stupéfiants.
La décision saoudienne est intervenue après la saisie de grandes quantités de stupéfiants et de haschich dans une cargaison de grenades en provenance du Liban.
Le Liban souffre de la pire crise économique depuis la fin de la guerre civile en 1990, qui a conduit à une baisse de la valeur de la monnaie locale par rapport au dollar américain et à l'effondrement du pouvoir d'achat de la majeure partie de la population du pays.
*Traduit de l’arabe par Wejden Jlassi