Övünç Kutlu
01 Mars 2016•Mise à jour: 01 Mars 2016
AA/New York
Le Département de la Justice des Etats-Unis ne peut pas forcer Apple à aider le FBI à déverrouiller un iPhone dans le cadre d’une affaire de stupéfiants, a indiqué, lundi, un magistrat américain.
La décision de justice donne l’avantage au géant de la technologie dans une affaire controversée impliquant le suspect d’une attaque terroriste meurtrière.
Les autorités ont argué qu’une loi s’appliquait dans ce cas pour permettre aux juges d’émettre des ordonnances lorsque d’autres opportunités légales n’existent pas, mais un juge de New York en a décidé autrement.
«Je conclus qu’aucun de ces facteurs ne justifie d’imposer à Apple l’obligation d’aider l’enquête du gouvernement contre son gré» a déclaré le juge James Orenstein lors de son verdict.
La décision d’Orenstein intervient à un moment où un débat national place Apple face au gouvernement fédéral américain qui tente actuellement de forcer l’entreprise basée en Californie à travailler avec le FBI pour débloquer un iPhone qui aurait appartenu à Syed Rizwan Farook, un des suspects, décédé, lors de la fusillade de San Bernardino, en Californie, qui avait fait 14 morts en décembre dernier.
Alors qu’Apple affirme que créer un logiciel de portes dérobées [backdoors] pour accéder aux contenus de l’iPhone pourrait mettre en danger la sécurité privée de millions d’utilisateurs du téléphone à travers le monde, le gouvernement américain objecte, pour sa part, que le déblocage de l’appareil ne s’applique qu’à l’affaire de San Bernardino.
Cette affaire est devenue un débat général sur la sécurité nationale par rapport à la sécurité de la vie privée, comme y a fait allusion le juge Orenstein.