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31 Janvier 2022•Mise à jour: 31 Janvier 2022
AA / Montréal / Hatem Kattou
Le Canada a annoncé, dimanche, le retrait d’une partie de son personnel en place à son ambassade à Kiev, sur fond des tensions croissantes entre la Russie et l’Ukraine.
C’est ce qui ressort d’un communiqué mis en ligne, dimanche, par le ministère canadien des Affaires étrangères, sur son site électronique.
« Le Canada a pris la décision de retirer temporairement les employés canadiens non essentiels et les personnes à charge restantes de l’ambassade du Canada en Ukraine », lit-on dans le communiqué.
« Tel qu'annoncé plus tôt cette semaine, le Canada renforcera l'équipe de l'ambassade du Canada à Kiev, en Ukraine, avec des fonctionnaires possédant une expertise dans des domaines tels que la réforme du secteur de la sécurité, la gestion des conflits, la réforme démocratique, les services consulaires et la diplomatie », poursuit le texte.
« Ensemble, ils augmenteront notre capacité diplomatique et nous permettront de continuer à évaluer et à réagir à l'évolution de la situation en soutenant l'Ukraine », ajoute le communiqué.
Et la même source de conclure : « Alors que nous continuons à surveiller la situation de près, notre priorité absolue demeure la sécurité des Canadiens. Nos fonctionnaires sont prêts à apporter une aide consulaire aux citoyens canadiens, au besoin ».
Par ailleurs, la ministre canadienne de la Défense, Anita Anand, a atterri, dimanche, à l'aéroport de la capitale ukrainienne, Kiev.
Il s’agit d’un déplacement similaire à celui effectué, il y a de cela deux semaines, par sa collègue, Mélanie Joly, ministre des Affaires étrangères, qui avait affirmé, depuis Kiev, aux responsables ukrainiens avec qui elle s’était entretenue, le « soutien indéfectible du Canada à la souveraineté et à l’intégrité territoriale » de ce pays, limitrophe de la Russie.
La ministre canadienne a déclaré à son arrivée : « Il est difficile pour moi de dire quels renseignements sont en possession du gouvernement ukrainien, et les renseignements que nous utilisons sont les mêmes que ceux de nos alliés de l'OTAN ».
« Il y a des informations fiables selon lesquelles il y a une escalade à la frontière en ce qui a trait aux troupes russes, y compris au Bélarus », a relevé la ministre de la Défense.
Et Anand de renchérir : « Nous croyons que la Russie a un choix à faire, et ce choix consiste à négocier une désescalade, sinon elle devra faire face à des sanctions et à des conséquences graves ».