Ali Cura
10 Août 2016•Mise à jour: 11 Août 2016
AA / Moscou / Ali Cura
La visite du président turc Recep Tayyip Erdogan à Saint-Pétersbourg, mardi, et ses entretiens avec son homologue russe, Vladimir Poutine, ont bénéficié d’une large couverture médiatique russe.
Tous les médias russes – stations de télévision, agences de presse, sites d’information – ont rapporté l’ensemble des détails relatifs à la visite du président turc depuis le début de sa rencontre avec Poutine jusqu’à la fin de la conférence de presse conjointe.
Cet intérêt s’explique tout particulièrement par le fait qu’il s’agit de la première visite du président turc en Russie depuis la détérioration des relations entre Moscou et Ankara sur fond de la chute d’un chasseur russe abattu par l’armée turque e, novembre 2015
L’agence de presse TAS a mis en exergue dans sa couverture de la conférence de presse des deux présidents turc et russe le mot utilisé par Recep Tayyip Erdogan en s’adressant à Poutine « Mon ami Vladimir ».
L’agence de presse Interfax a mis en valeur le fait qu’Erdogan ait qualifié son homologue russe « d’ami », relevant la possibilité de normalisation des relations bilatérales.
Pour sa part, l’agence de presse Novosti a titré l’information rapportée sur la visite du président turc : « L’oléoduc turc, le tourisme et la Syrie : Erdogan et Poutine annoncent leurs objectifs communs ».
Le site électronique du journal « Komsomolskaïa Pravda » a écrit que « Poutine et Erdogan souhaitent relancer les relations entre leurs deux pays ».
Sputnik a titré de son côté : « Une visite historique à Saint-Pétersbourg ».
La télévision satellitaire russe officielle (Russia 24) a suivi et rapporté tous les détails de la rencontre et transmis au public ces informations en direct.
Le président turc était arrivé, plus tôt dans la journée du mardi, à la tête d’une délégation de haut niveau, à Saint-Pétersbourg dans une première visite en Russie depuis la détérioration des relations bilatérales provoqué par l'incident du chasseur russe abattu par l’armée turque pour avoir violé l’espace aérien de la Turquie.