AA/Brasilia (Brésil)/ Lucy Jordan
La pire sécheresse qu’ait vécue le Brésil depuis 50 ans a forcé le ministère brésilien de l’Intégration nationale à déclarer un état d’urgence dans plus de 1000 municipalités du nord-est du pays, a rapporté, vendredi, le service d’information du gouvernement brésilien.
L’Etat de Piauí, un des plus pauvres du Brésil, a été le plus durement frappé avec 202 municipalités déclarées "en situation critique" par le ministère de l’Intégration nationale.
Les réservoirs hydrauliques de la région nord-est du pays n’étaient, mercredi, qu’à 25,6% de leur capacité, tandis que ceux du sud enregistraient un taux de remplissage de 74,5%, d’après l'opérateur du réseau électrique national du Brésil.
« J’ai visité quelques-unes des localités. La situation n’est pas facile. Nos ressources sont limitées, mais nous travaillons à réduire les effets de la sécheresse » a déclaré le directeur de la protection civile de Piaui, Jerry Heber, à l’Agence de presse EBC.
Les périodes de sécheresse et les pannes d’électricité ne sont pas rares dans la région semi-aride du nord-est du Brésil, mais cet excès de sécheresse se poursuit depuis maintenant presque trois ans, laissant peu de répit aux producteurs agricoles.
L’agence de statistiques du Brésil a estimé que Piaui pourrait perdre jusqu’à 900 000 tonnes de céréales de sa récolte. Par conséquent, la sécheresse risque fortement de faire augmenter les prix des produits alimentaires tels que la farine, les haricots et le riz.