AA - Rome - Nur Gülsoy
La première université d'Islam de l'Italie s'apprête à démarrer son activité académique.
Le fondateur et président de la Fondation de l'Université d'Islam, Giampiero Khaled Paladini a déclaré, mardi lors d'une conférence de presse, que les cours de théologie commencerons dans la ville de Lecce en octobre prochain, et que la construction du campus s'achèvera dans trois ans malgré les résistances et les obstacles.
S'étant converti à l'Islam il y a trois ans, Paladini a trouvé qu'il serait opportun d'édifier le campus à la place du complexe d'une ancienne usine de tabac datant des années 1980 et abandonnée.
Egalement président d'un consortium spécialisé dans les relations commerciales entre l'Italie et les pays du Moyen-Orient, Paladini a ajouté que cette université ne sera pas une institution uniquement théologique mais dispensera plusieurs disciplines scientifiques.
"L'université sera un pas vers le dialogue et la compréhension, un institut ouvert à tout le monde", a-t-il dit.
Un groupe qui s'oppose au projet défend qu'une université de l'Islam n'est pas opportune dans une ville peuplée par des romains catholiques.
Interviewé par le quotidien Corriere della Sera of Milan, Severo Martini, membre de l'assemblée municipale de Lecce chargé de la planification urbaine, a noté que le projet qui serait financé par des pays du Golfe dont le Koweït, suscite des inquiétudes.
"Notre approche n'est pas religieuse ou politique, a-t-il déclaré. Nous avons accordé l'autorisation pour la construction d'une mosquée dans la région de San Pio il y a quelques mois, mais il est intéressant que l'imam avec qui nous avons discuté sur le projet [universitaire], affirme ne rien savoir sur le plan."