Qays Abu Samra
08 Août 2018•Mise à jour: 08 Août 2018
AA/Ramallah (Cisjordanie occupée)/ Qays Abu Samra
Le ministre palestinien des Waqfs et des Affaires religieuses, Youssef Adeis, a dénoncé, mercredi, la décision des autorités israéliennes de fermer la mosquée al-Ibrahim dans la ville d’Hébron (sud de la Cisjordanie) aux musulmans, et son ouverture aux colons juifs, sous prétexte de fêter la journée du Pardon.
Adeis a indiqué, dans un communiqué de presse dont Anadolu a eu copie, que les autorités israéliennes ont annoncé la fermeture de la mosquée aux musulmans à partir de mercredi à 22:00 et pendant 24 heures.
Le ministre palestinien a appelé les organisations internationales de droits de l’homme et l'Organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) à respecter leurs engagements dans la protection du patrimoine du peuple palestinien, de sa culture et de sa civilisation.
Les autorités israéliennes ont décidé de fermer la mosquée sous prétexte de fêter la journée du Pardon, jeudi par les juifs.
Depuis le massacre de 29 fidèles musulmans par des colons israéliens extrémistes à l’intérieur de la mosquée, alors qu’ils effectuaient la prière d’al-Fajr, en 1994, les autorités israéliennes ont veillé à diviser la mosquée en deux parties.
Une partie, qui constitue 55% de sa superficie, est consacrée aux pratiquants juifs, tandis que la deuxième partie, 45% de la superficie de la mosquée, est consacrée pour les fidèles musulmans.
La mosquée al-Ibrahim est située dans la vieille ville d’Hébron, placée sous l’autorité d’Israël et habitée par près de 400 colons, dont la sécurité est assurée par près de 1500 soldats israéliens.