Hosni Nadim
06 avril 2026•Mise à jour: 06 avril 2026
La gouvernance de Jérusalem a déclaré dimanche que sept tentatives documentées ont été enregistrées cette année pendant la Pâque juive pour introduire des animaux sacrificiels dans la mosquée Al-Aqsa, un chiffre inédit depuis 1967.
Dans un communiqué, la gouvernance a précisé que les occupants israéliens ont réussi lors de deux de ces tentatives à atteindre les abords de la vieille ville de Jérusalem avec les animaux, dans le cadre d’efforts répétés pour accomplir des rituels religieux à l’intérieur de l’enceinte de la mosquée.
Elle a qualifié ces tentatives d’« escalade dangereuse » et les a considérées comme une partie des efforts visant à imposer de nouvelles réalités sur le site, qu’ils appellent le Mont du Temple, en cherchant à sacrifier des animaux à l’intérieur de l’enceinte.
La gouvernance a indiqué que les groupes occupants exploitent la fermeture continue de la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, pour intensifier des campagnes d’incitation, y compris via des vidéos et des contenus générés par intelligence artificielle visant à mobiliser des partisans.
Elle a appelé à une action urgente aux niveaux palestinien, arabe et international pour stopper ces tentatives, protéger les lieux saints islamiques et rouvrir la mosquée.
Les autorités israéliennes ont maintenu la fermeture à la fois de la mosquée Al-Aqsa et de l’église du Saint-Sépulcre pour le 37ᵉ jour consécutif, invoquant des préoccupations sécuritaires.
Les Palestiniens, cependant, affirment qu’Israël utilise cette fermeture pour renforcer son contrôle sur l’enceinte de la mosquée et imposer de nouvelles restrictions aux fidèles musulmans.
Selon la gouvernance, vendredi a marqué la neuvième fois depuis 1967 qu’Israël ferme la mosquée Al-Aqsa un vendredi. Les cours de la mosquée étaient vides de fidèles à l’exception d’un petit nombre d’employés du Waqf islamique, tandis que ce vendredi marquait la cinquième semaine consécutive de fermeture.
La police israélienne a annoncé lundi dernier qu’elle permettrait uniquement des « prières limitées » à l’église du Saint-Sépulcre après que plusieurs pays européens ont critiqué les autorités pour avoir empêché le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, et le Custode de Terre Sainte, le père Francesco Patton, de participer aux célébrations du dimanche des Rameaux.
Depuis le 28 février, Israël maintient la fermeture des deux lieux saints sous prétexte d’éviter les rassemblements en pleine tension régionale liée à la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, à la riposte iranienne et à l’expansion du conflit au Liban le 2 mars.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir